Le port de Tobrouk, où se sont délocalisés les députés libyens chassés de Tripoli par les islamistes. Wiki commons
Alors que la Libye, théâtre de combats meurtriers entre milices rivales depuis la mi-juillet, s'enfonce dans une crise violente et profonde, les députés sont réduits à des expédients peu communs.
Pour échapper à la pression des groupes armés, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a choisi de siéger à Tobrouk, dans l'est du pays, tout comme le Parlement élu le 25 juin.
Et à Tobrouk, les députés ont dû s'installer dans un ferry amarré au port, rapporte The Guardian. L'Elyros, un ferry grec de 200 mètre de long destiné à la base à transporter passagers et voitures, s'est ainsi transformé en hôtel flottant, poursuit le journal en ligne britannique.
La Libye ne parvient pas à se doter d'institutions solides et les responsables élus se montrent incapables d'imposer leur autorité aux différents mouvements armés issus de la révolution contre Mouammar Kadhafi, autrefois alliés et désormais rivaux. Alliée aux islamistes, une brigade de Misrata, ville de l'ouest du pays, a pris en août le contrôle de Tripoli et de la plupart des institutions gouvernementales, ce qui a contraint le gouvernement et la Chambre des représentants élue en juin à quitter la capitale pour s'installer à Tobrouk. Les islamistes ont, de leur côté, réinstallé à Triopli l'Assemblée élue en 2012, dans laquelle ils étaient majoritaires, et désigné un nouveau gouvernement.
"Nous n'avons eu que trois jours pour tout préparer à Tobrouk, trouver des lieux de réunions, internet, tout !", raconte au Guardian le chef de la commission électorale de la ville. "S'il n'y avait pas ce navire, où iraient-ils?", demande-t-il.
Pour les membres de l'équipage cette situation est "inhabituelle" et il ne savent pas combien de temps cela pourra durer. "Nous sommes là une semaine, mais nous allons peut-être rester des mois, nous ne savons pas !", témoigne l'un d'entre eux.
Les enfants des parlementaires qui ont fui avec eux, semblent pour leur part apprécier la délocalisation. Ils jouent dans les couloirs sous le regard bienveillant de leurs mères, à qui l'équipage sert boissons gazeuses et jus d'orange.
Lire l'intégralité de l'article du Guardian ici
Voir aussi notre dossier : Après Kadhafi, le déluge...
Pour échapper à la pression des groupes armés, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a choisi de siéger à Tobrouk, dans l'est du pays, tout comme le Parlement élu le 25 juin.
Et à Tobrouk, les députés ont dû s'installer dans un ferry amarré au port, rapporte The Guardian. L'Elyros, un ferry grec de 200 mètre de long destiné à la base à transporter passagers et voitures, s'est ainsi transformé en hôtel flottant, poursuit le journal en ligne britannique.
La Libye ne parvient pas à se doter d'institutions solides et les responsables élus se montrent incapables d'imposer leur autorité aux...

