«Et gratte, gratte sur ta mandoline mon petit Bambino/
Ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie/
Et canta, canta de ta voix câline mon petit Bambino/
Tu peux chanter tant que tu veux/Elle ne te prend pas au sérieux. »
À l'origine de cet air devenu comme estampillé Dalida, une ritournelle napolitaine de Marino Marini, sur une musique de Fanciulli, intitulée Guaglione (gamin). Philippe Boutet, qui travaille alors pour la maison de disques Barclay, repère le refrain au festival de la chanson napolitaine qui se déroule à Naples. Il le ramène en France et le confie au parolier Jacques Larue pour la réadaptation. C'est ainsi que naquit le petit Bambino. On réserve d'abord le titre à Gloria Lasso (qui l'enregistre également). Bruno Coquatrix, qui vient de racheter l'Olympia, alors vieux cinéma parisien, animait une émission de variétés, Numéros un de demain, sur la célèbre station de radio Europe 1. Dalida, fraîchement débarquée de son Choubra natal, y participait et chantait Étrangère au Paradis. Elle y rencontre Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe 1. Avec Eddy Barclay, l'éditeur de disques, tous deux recherchent «la perle» qui pourrait lancer leurs entreprises respectives et Dalida semble correspondre à leurs attentes. Lucien Morisse, qui sera l'époux de Yolanda Gigliotti en 1961, prend connaissance de la chanson. Il se l'approprie et la lui bloque.
L'ancienne Miss Égypte, mannequin et actrice enregistre le titre le 28 décembre 1956. Lorsque Bambino sort sur les ondes en janvier 1957, c'est immédiatement le succès. Le titre permettra à Dalida de rester une année entière dans le top 20, dont 39 semaines consécutives en première place! Un tel phénomène ne s'est plus jamais reproduit dans l'histoire de la chanson. Il s'agit en effet du premier disque d'or de l'histoire. Bambino restera tout au long de la carrière de Dalida sa chanson fétiche, ce qui lui a valu le surnom de Mademoiselle Bambino. Réinterprétée maintes fois par d'autres chanteurs, elle est le symbole d'une époque. Légère et inconsciente.
À l'origine de cet air devenu comme estampillé Dalida, une ritournelle napolitaine de Marino Marini, sur une musique de Fanciulli, intitulée Guaglione (gamin). Philippe Boutet, qui travaille alors pour la maison de disques Barclay, repère le refrain au festival de la chanson napolitaine qui se déroule à Naples. Il le ramène en France et le confie au parolier Jacques Larue pour la réadaptation. C'est ainsi que naquit le petit Bambino. On réserve d'abord le titre à Gloria Lasso (qui l'enregistre également). Bruno Coquatrix, qui vient de racheter l'Olympia, alors vieux cinéma parisien, animait une...