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Culture - Grand Entretien

La légende Faye Dunaway se raconte à « L’OLJ » : Ma bipolarité m’a libérée des carcans d’Hollywood

De « Bonnie and Clyde » à « Chinatown », de la nuit où elle a remporté l’Oscar en 1977 à celle où elle a annoncé le nom du mauvais gagnant en 2017, elle aura marqué l’histoire du cinéma comme trop peu d’actrices. « L’Orient-Le Jour » s’est entretenu avec la diva originelle du Nouvel Hollywood en marge de sa mise à l’honneur par le Festival de Deauville.



La légende Faye Dunaway se raconte à « L’OLJ » : Ma bipolarité m’a libérée des carcans d’Hollywood

Faye Dunaway, invitée d’honneur du 52e Festival du film américain de Deauville, a reçu un Icon Award pour l’ensemble de son œuvre le 9 septembre 2026. Photo Alain Jocard/AFP

Le rendez-vous n’a cessé d’être repoussé. Trois longues heures exactement. Pour échanger avec une géante, il faut apprendre à s’armer de patience dans les entrailles des beaux hôtels. Car à quatre-vingt-cinq ans, l’actrice n’a rien perdu de sa gouaille ni de ses exigences fantasques et imprévisibles.On ne dicte rien à une diva – surtout quand elle en a quasiment inventé le mot. Miss Dunaway appartient à cette poignée de survivantes d’un Hollywood disparu, celles qui n’obéissent qu’à leur propre horloge. La star ne quitte sa suite que quand bon lui semble, escortée par une garde rapprochée anticipant la moindre demande et mèche rebelle. Les retards, eux, relèvent du folklore. L’inauguration de sa cabine sur les planches deauvillaises a dû être décalée de vingt-quatre heures – le vent, paraît-il, ne convenait pas. De même, son passage sur...
Le rendez-vous n’a cessé d’être repoussé. Trois longues heures exactement. Pour échanger avec une géante, il faut apprendre à s’armer de patience dans les entrailles des beaux hôtels. Car à quatre-vingt-cinq ans, l’actrice n’a rien perdu de sa gouaille ni de ses exigences fantasques et imprévisibles.On ne dicte rien à une diva – surtout quand elle en a quasiment inventé le mot. Miss Dunaway appartient à cette poignée de survivantes d’un Hollywood disparu, celles qui n’obéissent qu’à leur propre horloge. La star ne quitte sa suite que quand bon lui semble, escortée par une garde rapprochée anticipant la moindre demande et mèche rebelle. Les retards, eux, relèvent du folklore. L’inauguration de sa cabine sur les planches deauvillaises a dû être décalée de vingt-quatre heures – le vent,...
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