Faites ce qu'il faut faire.
Vous savez mieux que quiconque ce qu'il convient de faire. Votre peuple connaît parfaitement votre « abnégation » et votre « dévouement » au service de la chose publique. Rien n'est plus précieux que la vie de nos soldats. On se fout de tout le reste.
Prenez exemple sur les
voisins !
Donnez le signal qu'il faut à la troupe : on n'abandonne jamais un soldat, mort ou prisonnier.
Nos soldats se battent héroïquement. Ils ont la certitude d'être soutenus en cas de problème et quel que soit le prix à payer. Leur moral fait la différence face aux illuminés.
Agissez sans crainte. Le peuple unanime est derrière vous. Les Daech ne nous font pas peur. Ils apprendront, bientôt, à leurs dépens, que le Liban n'est pas l'Irak. Et, comme l'a dit le président Berry, nous nous engagerons tous dans l'armée s'il le faut.
Faites un sondage sur la décision à prendre dans le dossier des soldats enlevés. Vous serez étonnés des résultats. Une écrasante majorité vous dira d'une même voix : ramenez nos boys, à n'importe quel prix !
Et puis qu'on arrête de nous bassiner avec la prétendue complexité du dossier et l'indispensable secret des tractations. Arrêtez de nous prendre pour des enfants !
À propos de secret, trouvez-vous normal d'étaler au grand jour les armes reçues des Américains pour soutenir notre armée ? Il ne manquait plus que le nombre exact de balles livrées !
Dans tous les cas, nous ne pouvons que remercier l'Oncle Sam pour sa « générosité ». Mais on s'attendait à voir un véritable pont aérien approvisionnant notre brave armée en obus et armes lourdes. À la place, nous avons eu droit à des fusils M16 et des mortiers. Bon. Bien noté. Merci.
Mais au cas où il viendrait à l'esprit de l'ambassadeur américain de s'enquérir auprès de nos soldats de leurs besoins en armes, comme il l'a lui-même laissé entendre, qu'il se prépare à recevoir la réponse : des hélicoptères Appache et non pas des M16, Votre Excellence.
La vie de nos soldats prisonniers tient aujourd'hui à deux fils : le premier est tenu par nos décisionnaires (?). Sauront-ils faire les bons choix et traduire dans les faits leur attachement à chaque soldat de l'armée et des forces de sécurité? Seront-ils capables d'assumer les choix difficiles qui se présentent en plaçant avant toute autre considération le retour, au plus vite, de nos soldats, vivants ?
Le second fil est beaucoup plus solide et sérieux. Il est tenu par les prières des centaines de milliers de Libanais qui, les uns vers Harissa, les autres vers La Mecque, prient pour le retour de nos enfants.
Ramenez nos soldats. Pour le reste, on verra plus tard.
Nos lecteurs ont la parole - Raymond Nammour
Ramener nos soldats : une priorité
OLJ / le 05 septembre 2014 à 00h00

