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Liban - Polémique

Les journalistes empêchés d’entrer à Horch Beyrouth

L'ONG Nahnoo avait organisé samedi une tournée dans le plus grand jardin de la capitale, toujours fermé au public. L'accueil ne s'est pas déroulé comme prévu.

Des dizaines de citoyens ont pu profiter de la Forêt des Pins durant l’activité de Nahnoo... avec cinquante minutes de retard. Photo fournie par Nahnoo

Mohammad Ayoub, directeur exécutif de Nahnoo, est catégorique : l'ONG a demandé et obtenu un permis du bureau du mohafez de Beyrouth pour son activité baptisée « Venez pique-niquer à Horch Beyrouth », qui consistait à organiser, samedi, une tournée durant trois heures de temps, pour faire connaître au plus grand nombre cet espace toujours fermé au public.

« Nous avions spécifié, dans notre demande de permis, que des journalistes nous accompagneraient pour couvrir l'événement, raconte Mohammed Ayoub à L'Orient-Le Jour. Or quand nous nous sommes présentés devant la porte du jardin, nous avons été surpris par un refus de laisser entrer les journalistes, sous prétexte que le permis ne les englobe pas. Deux journalistes, de la LBC et du journal al-Diyar, se sont retirés. Pour les citoyens qui avaient répondu à notre appel, il a fallu attendre cinquante minutes pour qu'ils soient autorisés à entrer. Et ils ont été fouillés de fond en comble de peur qu'ils n'aient sur eux une caméra ! D'une part, la Forêt des Pins est un lieu public et, d'autre part, chacun, de nos jours, est muni d'un téléphone portable avec possibilité de prendre des photos et des vidéos. Que signifient ces mesures ? »

Le jeune homme considère que cet incident est une atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d'expression. « Une responsable jointe au téléphone m'a rétorqué que la présence des journalistes n'était pas prévue dans le permis et qu'elle craignait, sur base de précédentes interviews que j'avais données à la presse, que je ne m'exprime contre la politique municipale dans la gestion des affaires relatives à ce jardin, poursuit Mohammad Ayoub. Or je n'ai jamais attaqué personne dans mes propos. La position de Nahnoo est claire et transparente : il faut que ce jardin public soit ouvert aux habitants de Beyrouth le plus tôt possible, 28 ans de fermeture suffisent. Cette position, je peux l'exprimer à l'intérieur du parc ou partout ailleurs, elle restera inchangée. Sachant que les promesses d'ouverture de cet espace vert restent lettre morte. »

Nous avons tenté à plusieurs reprises de contacter le mohafez de Beyrouth, Ziad Chbib, qui restait injoignable hier. Toutefois, de sources concordantes, nous avons pu vérifier que les journalistes ont été empêchés d'entrer parce que le permis obtenu n'autorisait pas de conférence de presse. Or Mohammad Ayoub assure qu'aucune conférence de presse n'était prévue ce jour-là, seulement une promenade dans le parc. Pour sa part, le président du conseil municipal de Beyrouth, Bilal Hamad, joint par L'Orient-Le Jour, a affirmé ne rien savoir sur l'affaire. « En principe, pour toute activité qui a lieu dans un jardin public, Horch Beyrouth ou autre, la demande de permis, même si elle est envoyée au bureau du mohafez, doit être soumise au conseil municipal pour approbation, a-t-il précisé. Or je peux assurer qu'aucune demande de permis pour une activité à Horch Beyrouth ne nous a été soumise récemment. Il faut donc demander des clarifications au mohafez qui, d'ailleurs, a la prérogative d'autoriser ou d'empêcher l'entrée au jardin. »

Quoi qu'il en soit, Nahnoo a pu tant bien que mal organiser son activité. Les parents ont pu jouer avec leurs enfants, les promeneurs profiter de l'ombre des pins au son du « oud », précise un communiqué de l'ONG. Le texte rappelle que Horch Beyrouth est le plus grand parc public de Beyrouth, d'une superficie de 300 000 mètres carrés, totalisant à lui seul 73 % des espaces verts de la capitale, planté de plus de 7 000 arbres. Sa réhabilitation, après la guerre, a été réalisée par la municipalité en coopération avec la région Île-de-France.

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Mohammad Ayoub, directeur exécutif de Nahnoo, est catégorique : l'ONG a demandé et obtenu un permis du bureau du mohafez de Beyrouth pour son activité baptisée « Venez pique-niquer à Horch Beyrouth », qui consistait à organiser, samedi, une tournée durant trois heures de temps, pour faire connaître au plus grand nombre cet espace toujours fermé au public.« Nous avions...

commentaires (4)

incomprehensible s'il est ouvert au public il est detruit???? pourquoi le renover alors? pour le fermer?? explications svp

LA VERITE

15 h 28, le 01 septembre 2014

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Commentaires (4)

  • incomprehensible s'il est ouvert au public il est detruit???? pourquoi le renover alors? pour le fermer?? explications svp

    LA VERITE

    15 h 28, le 01 septembre 2014

  • VOUS VOULEZ DIRE : CE QUI EN EST RESTÉ ?

    OLJ, FOSSOYEUR DE LA LIBRE EXPRESSION.

    09 h 28, le 01 septembre 2014

  • 28 ans de fermeture et une ambiance toujours maussade pour le Horch de Beyrouth qui doit ouvrir ses portes sans aucune permission et pour tout le monde.

    Sabbagha Antoine

    07 h 20, le 01 septembre 2014

  • Je connais Horch Beyrouth et je peux témoigner que s'il est ouvert au public sans un contrôle très rigide, il sera détruit.

    Halim Abou Chacra

    04 h 23, le 01 septembre 2014

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