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Économie - Social

Journaliers d’EDL : le conflit s’envenime

Photo Ismaël Sabrawi

La délégation des journaliers d'EDL s'est réunie dans l'après-midi d'hier avec la direction du Conseil de la fonction publique. Au terme de cette réunion, un mémorandum cristallisant les positions des journaliers par rapport à la crise sociale qui frappe actuellement le secteur de la fourniture d'électricité a été publié. Le document revient ainsi sur les principaux griefs des journaliers à l'égard de la direction d'EDL et de ses sous-traitants, accusés de chercher à dénaturer l'interprétation de la loi n° 287 du 30 avril 2014, notamment la notion de besoins du fournisseur d'électricité, au détriment des droits des journaliers.
Le chef du mouvement, Loubnan Makhoul, s'est parallèlement exprimé au sujet des heurts qui ont eu lieu à Tyr, plus tôt dans la matinée, qualifiant ces derniers de « tempête dans un verre d'eau » et espérant que de tels événements « ne se reproduisent plus ». Rappelons que deux journaliers sont toujours en état d'arrestation pour avoir tenté d'empêcher les forces de l'ordre de libérer l'accès au bâtiment du siège d'EDL à Tyr, alors obstrué par des pneus brûlés disposés par les manifestants. La réaction de M. Makhoul contraste avec celle de l'un des journaliers qui a été jusqu'à essayer de s'immoler par le feu pour protester contre ces arrestations.
De son côté, le directeur de la société BUS, Fadi Abou Jaoudé, s'est exprimé hier dans un communiqué pour dénoncer ce qu'il identifie comme une « récupération à des fins mafieuses du mouvement de contestation des journaliers ». Filiale du groupe Butec, l'une des trois sociétés privées en contrat avec EDL depuis 2012 pour sous-traiter une partie de la distribution, la société BUS est directement impactée par la crise sociale qui frappe le secteur de l'énergie.
M. Abou Jaoudé a ainsi tenu à remettre les pendules à l'heure en rejetant formellement toutes les accusations de gaspillage de fonds publics formulées par certains représentants des journaliers. Il a également rappelé que la contestation avait eu pour conséquence immédiate de bloquer l'effort de modernisation indispensable à la pérennité des institutions chargées de la distribution d'électricité dans le pays. M. Abou Jaoudé a enfin enjoint aux manifestants de respecter la loi. Une déclaration qui rejoint celle du ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian, qui a estimé que « des mesures devaient être prises sur le terrain concernant l'organisation des manifestations » pour mettre un terme aux débordements.
Par ailleurs, l'ancien Premier ministre Nagib Mikati a appelé les autorités compétentes à régler le plus vite possible le problème des coupures de courant et d'eau à Tripoli. La direction d'EDL a pour sa part démenti une rumeur selon laquelle la ville de Tripoli allait subir un black-out d'une durée de trois jours à compter d'hier.

La délégation des journaliers d'EDL s'est réunie dans l'après-midi d'hier avec la direction du Conseil de la fonction publique. Au terme de cette réunion, un mémorandum cristallisant les positions des journaliers par rapport à la crise sociale qui frappe actuellement le secteur de la fourniture d'électricité a été publié. Le document revient ainsi sur les principaux griefs des journaliers à l'égard de la direction d'EDL et de ses sous-traitants, accusés de chercher à dénaturer l'interprétation de la loi n° 287 du 30 avril 2014, notamment la notion de besoins du fournisseur d'électricité, au détriment des droits des journaliers.Le chef du mouvement, Loubnan Makhoul, s'est parallèlement exprimé au sujet des heurts qui ont eu lieu à Tyr, plus tôt dans la matinée, qualifiant ces derniers de « tempête dans un...
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