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Moyen Orient et Monde - Cessez-Le-Feu

Les négociations reprennent au Caire sous le signe de l’entêtement

Palestiniens et Israéliens restent fermes sur leurs exigences ; selon l'Onu il faudra « des mois » pour réparer les infrastructures dans l'enclave palestinienne.

Dans le nord de la bande de Gaza, des appartements avec vue sur les ruines et la désolation sont maintenant disponibles. La patronne des opérations humanitaires de l’Onu, Valerie Amos, a estimé que la réparation des dégâts devrait prendre « des mois ». Roberto Schmidt/AFP

Des discussions très indécises sur le maintien d'un cessez-le-feu précaire observé jusqu'à minuit aujourd'hui dans la bande de Gaza ont repris hier au Caire entre Israéliens et Palestiniens.
L'objectif de ces négociations qui se déroulent sous l'égide de l'Égypte est de parvenir à un accord pour une trêve durable à la suite de l'offensive Bordure protectrice déclenchée par Israël le 8 juillet pour neutraliser les capacités militaires du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Les deux parties se sont montrées fermes sur leurs exigences. « Nous n'accepterons d'accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète à nos besoins sécuritaires », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Pour obtenir la sécurité, il faut avant toute chose lever le blocus » imposé à Gaza depuis 2006, a répliqué Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.
Les discussions ont repris au Caire après trois jours d'interruption mais sans certains représentants du Hamas et du Jihad Islamique qui devraient arriver dans la soirée. Des sources aéroportuaires au Caire ont indiqué que la délégation israélienne était arrivée dans la matinée de Tel-Aviv et qu'une délégation palestinienne était arrivée en même temps de Ramallah via Amman. Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, en exil, est arrivé de Doha.
La plus grande incertitude règne sur la faculté des délégués palestiniens et israéliens à trouver un accord surtout sur les questions de la levée du blocus israélien ou la démilitarisation de la bande de Gaza. En « signe de bonne volonté », Israël a cependant annoncé hier avoir autorisé les pêcheurs de Gaza à reprendre leur activité interrompue depuis le début du conflit « jusqu'à 3 miles nautiques », a indiqué un responsable gouvernemental sous le couvert de l'anonymat.

Plutôt optimiste
À Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré son soutien à la proposition égyptienne. Selon un document auquel l'AFP a eu accès, les Égyptiens proposent un cessez-le-feu permanent et invitent à de nouveaux pourparlers dans un mois. À l'ordre du jour seraient inscrites alors des questions épineuses comme l'ouverture d'un port et d'un aéroport à laquelle les Israéliens sont opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens. La levée du blocus est une exigence palestinienne primordiale. Le document égyptien reste vague sur le sujet, ne parlant que de l'ouverture de points de passage fermés. De son côté, Israël exige la démilitarisation de Gaza, dont ne veulent pas entendre parler les Palestiniens.
Et alors que ces consultations étaient en cours de part et d'autre, le chef de la délégation palestinienne, Azzam al-Ahmad, s'est dit plutôt optimiste quant à la conclusion rapide d'un accord. « Nous avons de grands espoirs de parvenir à un accord très rapidement, avant la fin de la trêve, et peut être même, très vite, à un cessez-le-feu permanent », a-t-il indiqué à l'AFP.

« Désaccords immenses »
Mais le ministre israélien des Sciences Yaakov Peri se montrait, lui, bien moins confiant quant à une issue rapide. « Les différences d'opinions et désaccords sont immenses et la chance (de parvenir à un accord) n'est pas grande », a dit M. Peri, qui a dirigé le Shin Beth et participe aux réunions du cabinet de sécurité en tant qu'observateur, à la radio militaire.
Un échec des négociations ne signifierait pas nécessairement une reprise immédiate des hostilités qui ont fait depuis le 8 juillet au moins 1 980 morts côté palestinien, majoritairement des civils, et 67 morts côté israélien, dont trois civils. L'idée d'une cessation de fait des combats sans accord de cessez-le-feu est dans l'air depuis quelque temps en Israël. L'absence d'accord laisserait les deux camps faire le décompte de leurs gains et de leurs pertes. Israël revendique d'avoir considérablement réduit les capacités de nuisance du Hamas. Mais il est critiqué à l'extérieur à cause du bilan humain causé, et pourrait l'être plus vivement à l'intérieur parce qu'il n'en aurait pas fini avec le Hamas.
Le Hamas, lui, se targue d'avoir résisté militairement à la plus puissante armée de la région. Il est cependant attendu au tournant politique de la reconstruction. La patronne des opérations humanitaires de l'Onu, Valerie Amos, a en effet estimé que la réparation des dégâts devraient prendre « des mois » dans la bande de Gaza.

Des discussions très indécises sur le maintien d'un cessez-le-feu précaire observé jusqu'à minuit aujourd'hui dans la bande de Gaza ont repris hier au Caire entre Israéliens et Palestiniens.L'objectif de ces négociations qui se déroulent sous l'égide de l'Égypte est de parvenir à un accord pour une trêve durable à la suite de l'offensive Bordure protectrice déclenchée par Israël le 8 juillet pour neutraliser les capacités militaires du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Les deux parties se sont montrées fermes sur leurs exigences. « Nous n'accepterons d'accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète à nos besoins sécuritaires », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Pour obtenir la sécurité, il faut avant toute chose lever le blocus » imposé à Gaza...
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