La réunion qui a regroupé la présidente de la commission parlementaire de l'Éducation, Bahia Hariri, le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, et des représentants du Comité de coordination syndical réussira-t-elle à débloquer la crise ?
Une réunion de travail a regroupé hier au Parlement le ministre de l'Éducation Élias Bou Saab, la présidente de la commission parlementaire de l'Éducation, Bahia Hariri, et une délégation du Comité de coordination syndical. La réunion a fait suite à un nouveau sit-in organisé par le CCS pour l'approbation de la grille des salaires. Les trois parties ont planché sur ce dossier chaud, de même que sur la correction des examens officiels et les attestations que le ministre de l'Éducation envisage de délivrer aux bacheliers au cas où les enseignants refuseraient de corriger les épreuves.
Le président du Comité de coordination syndical, Hanna Gharib, a réitéré le refus du CCS de l'octroi d'attestations aux élèves. « Nous voulons des diplômes libanais et nous poursuivrons nos mouvements de protestation jusqu'à l'obtention de tous nos droits. Nous boycotterons les corrections jusqu'à l'approbation de la grille des salaires et nous sommes ouverts à tout contact en vue d'assurer nos droits », a-t-il conclu.
Même son de cloche du président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, qui a assuré que le boycott de la correction des examens officiels se poursuivra jusqu'à l'approbation de la grille des salaires. « Nous ne corrigerons les épreuves officielles qu'après la convocation du Parlement par son président Nabih Berry à une séance consacrée à l'approbation de cette grille », a-t-il souligné.
« Les enseignants sont attachés à leur droit de bénéficier d'une hausse des salaires qui équivaut à 75 % des 121 % initialement demandés », a poursuivi M. Gharib, ajoutant que les mouvements de protestation du CCS sont « pacifiques et civilisés ». « Ils veulent diviser notre comité parce qu'il est démocratique et indépendant. Mais ils n'atteindront pas leur objectif », a-t-il signalé. Il a, en outre, appelé à punir les agresseurs des membres du CCS, mardi devant le ministère de l'Éducation, avant d'inciter les différentes forces politiques à répondre aux demandes des syndicats par des actes et pas par des mots.
De son côté, M. Mahfoud a dénoncé les incidents qui avaient eu lieu mardi lors de la manifestation devant le ministère de l'Intérieur, il a exprimé son rejet de toute mauvaise conduite à l'égard des enseignants, avant de dénoncer les pressions faites par certains hommes politiques sur ces derniers, les quatre derniers jours. « Mais nous en sommes sortis victorieux », a-t-il lancé.


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