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Économie

Les organismes économiques se réjouissent du retour de Hariri

Liban - Conjoncture

« Stabilité », « modération », « choc positif »... Les principaux acteurs économiques n'avaient pas assez de mots hier pour exprimer leur satisfaction à l'annonce du retour de l'ancien Premier ministre. Un événement qui devrait contribuer positivement, selon eux, à la reprise économique du pays.

09/08/2014

« Le retour de Saad Hariri aura des conséquences positives à plus d'un niveau », s'est réjoui hier dans un communiqué le président des organismes économiques et ancien ministre Adnane Kassar. « Le secteur privé vivait dans l'attente d'un choc positif (...) qui stimulerait l'économie » nationale, a renchéri le président de l'Union des Chambres libanaises de commerce, d'industrie et d'agriculture, Mohammad Choucair, pour lequel le retour de M. Hariri constitue justement ce « choc ».
Nombreux étaient hier les acteurs-clés du secteur privé à se réjouir hier de l'arrivée du chef du courant du Futur et ancien Premier ministre, Saad Hariri, revenu hier au Liban après trois ans d'absence. Rappelons que M. Hariri a quitté le Liban en 2011 pour des raisons de sécurité après la chute de son gouvernement d'union nationale. Son retour intervient alors que le pays est frappé par de graves incidents sécuritaires et qu'il connaît une crise politique aiguë, notamment en raison de la vacance à la présidence de la République depuis le 25 mai.

« Examen de conscience »
Pour M. Kassar comme pour M. Choucair, le retour de M. Hariri est synonyme de « stabilité », de « dialogue », de « modération » et de reprise économique. Dans un communiqué, l'Association des commerçants de Beyrouth a exprimé quant à elle son « grand soulagement » et affirmé que M. Hariri fera en sorte de « restaurer la confiance ainsi qu'une logique de dialogue ».
« Le départ de M. Hariri a ouvert une parenthèse douloureuse (...) et inauguré le commencement de trois années noires » pour le Liban, a déclaré pour sa part le président de l'ACB, Nicolas Chammas, lors d'un entretien avec L'Orient-Le Jour. Mais son retour va contribuer positivement à celui de la stabilité – la stabilité, une condition sine qua non pour une reprise économique. « Nous sommes satisfaits ; c'est une nouvelle ère qui, nous l'espérons, s'ouvre aujourd'hui », a-t-il pronostiqué.
Pour le président du Rassemblement des chefs d'entreprise libanais (RDCL), Fouad Zmokhol, le retour de M. Hariri a fait pencher la balance dans le bon sens. Car, a-t-il estimé, le Liban est en train d'être actuellement soumis à un « examen de passage » crucial pour son avenir. « Nous sommes en effet passés d'un climat d'insécurité à celui d'une guerre », a-t-il relevé lors d'un entretien téléphonique, se référant aux événements de Ersal et aux combats en cours contre le terrorisme. « Il existe deux scénarios possibles », a-t-il détaillé. Le premier, qui verrait la situation dégénérer, ou le second, qui comporterait un rebondissement positif et qui « réveillerait les consciences ». « Si la conjoncture venait à se dégrader davantage, a-t-il mis en garde, le risque serait réel que le PIB libanais n'enregistre pas une croissance de 1,5 % comme prévu et que le pays soit au contraire plongé dans le rouge. »
« Mais le retour de M. Hariri nous rapproche du scénario positif, a affirmé en conclusion M. Zmokhol. Il indique que les menaces (auxquelles M. Hariri est confronté) se sont atténuées ou qu'un accord a été trouvé (...). Encore faut-il que les protagonistes puissent se mettre d'accord... »

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE RETOUR DE LA MODÉRATION ET DE LA LOGIQUE !

Gebran Eid

ESPÉRANT QU'IL NE VA PAS OUBLIER QUI A FAIT CHUTER SON GOUVERNEMENT D'UNION NATIONAL. POUR QU'IL SE MÉFIE DE LUI CETTE FOIS ÇI. POUR UN RAPPEL C'EST BIEN WALID JOUMBLATT QUI A VOTÉ EN SURPRISE CONTRE CE GOUVERNEMENT D'UNION NATONAL POUR NOUS IMPOSÉ À LA DERNIÈRE MINUTE LE HEZBOLLAH. C'EST LA SPÉCIALITÉ DE LA FAMILLE JOUMBLATT QUI TROUVE TOUJOURS UN MOYEN DE CASSER LE PAYS ! SON PÈRE KAMAL A FAIT LA MÊME CHOSE À L'ÉPOQUE QUAND IL A VOTÉ EN SURPRISE POUR SLEIMAN FRANGIEG QUI A SACCAGÉ LE PAYS.

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