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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Le danger est là
Ils nous déçoivent, nos politiciens. Faute de quorum à maintes reprises, l'élection d'un nouveau président se fait attendre. Comment ces députés dérogent-ils aux normes de notre Constitution, surtout par ces temps difficiles que traverse notre pays menacé à tout moment de basculer dans le chaos, alors qu'autour de nous tout brûle, que des innocents tombent ? Il est loin le temps où nous pensions qu'au seuil de ce siècle, les termes de guerre, de massacre, de génocide disparaîtraient pour faire place au progrès, à l'humanité et à l'entente entre les peuples. Rien qu'à voir les images insoutenables des habitants de Gaza face au déchaînement de l'armée israélienne, on se demande comment les pays qui prétendent défendre les droits de l'homme restent muets. À ce triste tableau vient s'ajouter le spectre grandissant des exactions perpétrées par des hordes barbares à l'encontre des chretiens du Moyen-Orient. Et c'est dans ce triste environnement que notre pays se débat et essaie de se maintenir. Il est grand temps que la fumée blanche émane de notre Parlement pour annoncer l'élection d'un président. Le temps presse, messieurs, assumez vos fonctions en votre âme et conscience car il y va de notre avenir, du vôtre et de celui de nos enfants. Soyez à la hauteur de vos responsabilités. Notre beau pays commence à chavirer.

Hilda DADOURIAN

L'armée, valeur sûre
En ce moment où peu de choses nous rendent fiers, on peut dire que notre armée nous a mis un peu de baume au cœur, preuve que tout n'est pas perdu et que tant qu'il y a de preux soldats, l'espoir demeure. Oui à notre armée, oui pour un Liban uni dans ses différences, oui pour un futur constructif. Mais le bât blesse fort du côté de nos parlementaires : vont-ils enfin comprendre que pour qu'une armée continue à se battre il faut qu'elle soit épaulée par des institutions politiques stables, autrement la porte reste grande ouverte à toutes les dictatures.

Dolly TALHAMÉ

Des Nobel gaspillés
À voir la tragédie qui se déroule dans la bande de Gaza, le comité Nobel norvégien devrait réfléchir sérieusement à la possibilité de retirer leur prix Nobel de la paix à Ralph Bunche (1950), Anouar el-Sadate et Menahem Begin (1978), Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin (1994), les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan (2001) et Barack Obama (2009).
Comparons ces Nobel de la paix gaspillés à ceux remis en Afrique du Sud à Desmond Tutu (1984), Nelson Mandela et Frederik de Klerk (1993). Voilà des prix significatifs !
Cette guerre ne cessera que lorsque le Grand Israël sera constitué et que les Palestiniens l'auront accepté, autant dire jamais.

Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec)

Éteindre l'incendie
Aujourd'hui il y a le feu dans notre maison, à Ersal. Nos fils et frères dans l'armée libanaise sont en train de payer de leur sang cette catastrophe. Il est demandé à tous les politiciens libanais (qui ne sont plus nos leaders) de les soutenir sans équivoque, sans en rejeter la faute de cette catastrophe sur les autres Libanais. On éteint le feu d'abord, on diagnostique la cause du feu ensuite. Les dividendes politiques, c'est pour une autre fois.
Il est surtout demandé aux 14 marsistes sunnites d'agir pour mettre un terme aux prêches enflammés et discours surréels de certains pour que le slogan « loubnan awwalan » ne soit pas un simple slogan.
Mettez une sourdine à votre antagonisme avec le Hezbollah dans ces circonstances tragiques. Vous aurez toute la latitude d'en débattre une fois le feu éteint.
Signé : la masse du 14 Mars déçue par son leadership et tournant le dos à la démagogie CPL.

Sarkis EKMEKDJIAN

Guerre, paix et foi
Cent ans après la déclaration de guerre à la France par l'Allemagne, le 3 août 1914, quand de violents combats opposèrent les deux armées sur la montagne qu'on qualifia de terre « mangeuse d'hommes », le monde se souvient encore de ce drame. Au Liban, religieux et laïcs, chrétiens et musulmans paieront eux aussi de leur vie, des villages seront rayés de la carte et des familles entières seront menacées d'extinction. Malgré tout, le Libanais, stoïque et au nom de la terre des saints, se soulèvera de nouveau. Le 1er août, nous avons célébré la fête de notre armée, une troupe solidaire qui mérite d'être soutenue car elle est notre planche de salut face à une caste politique pourrie. C'est grâce à elle que les Libanais osent sortir de chez eux, que les feux d'artifice pour célébrer une fête ou un mariage sont tirés aux quatre coins du pays, malgré une tension perceptible morose. Tout cela prouve que le Libanais, malgré toutes les rumeurs alarmistes, veut continuer de vivre dans cette mosaïque aux 19 confessions. Espérons que nos ministres et députés se réveilleront enfin pour élire un président de la République, seul garant de la survie de ce pays du Cèdre unique au monde.

Antoine SABBAGHA

Le danger est làIls nous déçoivent, nos politiciens. Faute de quorum à maintes reprises, l'élection d'un nouveau président se fait attendre. Comment ces députés dérogent-ils aux normes de notre Constitution, surtout par ces temps difficiles que traverse notre pays menacé à tout moment de basculer dans le chaos, alors qu'autour de nous tout brûle, que des innocents tombent ? Il est loin le temps où nous pensions qu'au seuil de ce siècle, les termes de guerre, de massacre, de génocide disparaîtraient pour faire place au progrès, à l'humanité et à l'entente entre les peuples. Rien qu'à voir les images insoutenables des habitants de Gaza face au déchaînement de l'armée israélienne, on se demande comment les pays qui prétendent défendre les droits de l'homme restent muets. À ce triste tableau vient s'ajouter le...
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