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Moyen Orient et Monde - Cérémonie

Hollande appelle Israël et le Hamas à suivre l’exemple de la réconciliation franco-allemande

Les présidents français et allemand, main dans la main, tirent les leçons de la barbarie, cent ans jour pour jour après la déclaration de guerre de Berlin contre Paris.

C’est carrément main dans la main que les présidents Hollande et Gauck ont tiré ensemble les leçons de la barbarie des deux guerres mondiales entre la France et l’Allemagne. Christophe Karaba/AFP

Les présidents français et allemand François Hollande et Joachim Gauck n'ont pas fait que tirer ensemble hier les leçons de la barbarie au Hartmannswillerkopf, dans l'est de France, cent ans jour pour jour après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France : prenant en exemple la réconciliation franco-allemande, le locataire de l'Élysée, accusé par beaucoup de partialité à l'égard de l'État hébreu, a appelé « plus que jamais » à l'instauration d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas pour mettre fin aux combats qui déchirent la bande de Gaza. « À ceux qui désespèrent du processus de paix au Proche-Orient, quel plus beau message pouvons-nous délivrer que celui d'aujourd'hui », a-t-il dit. Insistant sur le fait que la France et l'Allemagne, « au-delà des souffrances et des deuils, ont eu l'audace de se réconcilier », il a soutenu que « c'était la plus belle façon d'honorer les morts et d'offrir aux vivants une garantie de paix ».
« C'est vrai, l'Europe est un projet difficile, mais les générations qui nous ont précédés, ces ancêtres qui combattirent ici, au Hartmannswillerkopf, ou encore sur la Marne, ou à Verdun, auraient bien aimé n'avoir que nos difficultés », a répondu de son côté M. Gauck.
Les deux chefs d'État avaient auparavant remonté côte à côte la « tranchée d'honneur » menant à la crypte du monument du Hartmannswillerkopf, encadrée par une soixantaine de porte-drapeaux, anciens combattants du Haut-Rhin. Ils ont signé une déclaration commune à l'occasion de la pose de la première pierre de l'historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf, « première institution binationale consacrée à la grande guerre ». Ce musée doit ouvrir ses portes en 2017 au public.
« Les terribles combats qui l'ont ravagé (...) ont fait du Hartmannswillerkopf un lieu sacré où s'entretient le souvenir des déchirements du XXe siècle. Par la construction de ce musée unique en son genre, il sera aussi désormais un emblème de l'amitié entre la France et l'Allemagne et un symbole de leur mémoire réconciliée », souligne la déclaration. Le texte, cosigné des deux présidents, sera ensuite scellé.
Serrés l'un contre l'autre, les deux présidents se sont donné une longue et chaleureuse accolade sous les objectifs des caméras et des photographes. Et sur une note plus légère, François Hollande et Joachim Gauck ont ensuite déjeuné à la ferme-auberge du Molkenrain, fixée sur la pellicule de François Truffaut dans son film Jules et Jim. Ils se retrouveront dès lundi à Liège avec une dizaine d'autres dirigeants pour commémorer le centenaire de l'invasion du royaume de Belgique par les troupes du Reich, le 4 août 1914.
(Sources : AFP et rédaction)

Les présidents français et allemand François Hollande et Joachim Gauck n'ont pas fait que tirer ensemble hier les leçons de la barbarie au Hartmannswillerkopf, dans l'est de France, cent ans jour pour jour après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France : prenant en exemple la réconciliation franco-allemande, le locataire de l'Élysée, accusé par beaucoup de partialité à l'égard de l'État hébreu, a appelé « plus que jamais » à l'instauration d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas pour mettre fin aux combats qui déchirent la bande de Gaza. « À ceux qui désespèrent du processus de paix au Proche-Orient, quel plus beau message pouvons-nous délivrer que celui d'aujourd'hui », a-t-il dit. Insistant sur le fait que la France et l'Allemagne, « au-delà des souffrances et des deuils, ont eu...
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