Tony Gallopin vit un Tour de France 2014 sensationnel. Porteur du maillot jaune le 14 juillet, lors de l’étape de la Planche des Belles Filles, le Français a enlevé le onzième opus, qui reliait Besançon à Oyonnax (187,5 km), deux jours plus tard. C’est le deuxième succès tricolore sur cette édition après celui de Blel Kadri (AG2R La Mondiale) à Gérardmer (8e étape). Philippe Hartmann/Reuters
Gallopin a attaqué dans le final pour franchir la ligne avec quelques mètres d'avance sur le premier peloton de l'Italien Vincenzo Nibali, toujours porteur du maillot jaune.
À 26 ans, le Francilien a gagné pour la première fois une étape du Tour. Mais il a déjà connu une immense satisfaction en revêtant le maillot jaune au soir de l'étape de Mulhouse.
Derrière lui, l'Allemand John Degenkolb a réglé le sprint du peloton pour la deuxième place, aux dépens des Italiens Matteo Trentin et Daniele Bennati, en conclusion de cette première journée de grande chaleur depuis le départ.
Dans cette étape de transition de 187,5 kilomètres, les attaques ont fusé durant la première demi-heure avant qu'un trio (Elmiger, Delaplace, Lemoine) prenne le large.
L'équipe du maillot vert, le Slovaque Peter Sagan, ne lui a laissé qu'un maximum de 6 min 45 sec d'avance avant d'engager la poursuite. Le champion de Suisse Martin Elmiger, dernier rescapé du trio, a vu revenir les contre-attaquants (Bakelants et Roche, puis Gautier et Herrada) qui s'étaient dégagés à l'entrée des 50 derniers kilomètres à l'occasion des premiers reliefs.
Le peloton, conduit par deux formations intéressées par le final de l'étape (Orica pour Gerrans et Cannondale pour Sagan) dès lors que la plupart des sprinteurs étaient distancés (Kittel, Greipel, Démare, Viviani, Kristoff), a maintenu l'écart à une trentaine de secondes.
Dans l'ultime ascension classée, la côte d'Echallon, où l'un des lieutenants de Nibali (Scarponi) s'est retrouvé à terre après un accrochage avec un autre coureur (Serpa), l'Irlandais Nicolas Roche s'est isolé en tête. Il a voulu marquer la volonté de l'équipe Tinkoff, décapitée par l'abandon de l'Espagnol Alberto Contador, de se relancer dans le Tour.
L'arrêt de Talansky
Mais l'Irlandais a été rejoint dans la descente très sinueuse, jusqu'au lac Genin, par l'avant-garde du peloton emmené à grande vitesse par l'Allemand Tony Martin. Puis, Gallopin a trouvé l'ouverture dans un groupe fractionné (Costa à l'arrière).
Le Français a attaqué à 13,5 kilomètres de l'arrivée, dans une petite montée, et a foncé dans la descente très rapide vers Oyonnax. Aux 4 kilomètres, Sagan et deux autres coureurs, l'Australien Michael Rogers et le Polonais Michal Kwiatkowski, sont revenus sur lui.
Gallopin a démarré une deuxième fois, à 2 800 mètres de la ligne. Sagan, le plus rapide du petit groupe, a échoué à trouver une collaboration active et a vu s'éloigner ce qui aurait pu être son premier succès dans le Tour 2014.
Dans cette traversée du Jura, les téléspectateurs ont assisté aussi au calvaire d'Andrew Talansky, le vainqueur du dernier Critérium du Dauphiné. Blessé dans sa chair après ses deux chutes de la fin de semaine dernière, le jeune Américain (25 ans) a été lâché à 90 kilomètres de l'arrivée et a navigué loin derrière le peloton, qui a été mené pendant de longues minutes par... ses propres coéquipiers.
Le classement général provisoire
Voici par ailleurs le classement général provisoire du Tour de France à l'issue de la 11e étape, courue hier entre Besançon et Oyonnax :
1. Vincenzo Nibali (Ita/AST) 46h 59' 23''
2. Richie Porte (Aus/SKY) à 2' 23''
3. Alejandro Valverde (Esp/MOV) 2' 47''
4. Romain Bardet (Fra/ALM) 3' 01''
5. Tony Gallopin (Fra/LTB) 3' 12''
6. Thibaut Pinot (Fra/FDJ) 3' 47''
7. Tejay Van Garderen (É-U/BMC) 3' 56''
8. Jean-Christophe Péraud (Fra/ALM) 3' 57''
9. Bauke Mollema (P-B/BKN) 4' 08''
10. Jürgen Van den Broeck (Bel/LTB) 4' 18''.
(Source : AFP)
L'étape d'aujourd'hui : le Beaujolais avant les Alpes
La route de Saint-Étienne, terme de la 12e étape, le Tour de France s'offre aujourd'hui un petit passage dans le Beaujolais à la veille d'attaquer les Alpes.
Au départ de Bourg-en-Bresse, la course met le cap vers les vignobles (Fleurie, Morgon, Régnié-Durette) pour passer le petit col de Brouilly (4e catégorie) avant de prendre la direction des monts du Lyonnais.
Quatre côtes au total, la dernière à 21,5 kilomètres de l'arrivée, s'échelonnent sur le parcours qui approche de Saint-Étienne par Sorbiers, sur les anciennes routes d'entraînement d'Alexandre Vinokourov, le patron de l'équipe Astana.
L'arrivée dans la capitale du Forez, ville-étape pour la 25e fois, est jugée à faible distance du mythique stade Geoffroy-Guichard.
L'Allemand Marcus Burghardt, présent dans ce Tour 2014, est le dernier vainqueur d'étape dans la cité « des armes et du cycle » (180 000 habitants).
Départ de Bourg-en-Bresse à 12h50 (lancé à 13h05), arrivée à Saint-Étienne vers 17h30 (prévision à 42 km/h de moyenne).
(Source : AFP)


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