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Liban - Plainte

François Bassil entendu au Palais de justice : le patronat parle de « journée noire » pour le Liban

Le président de l'Association des banques du Liban a répondu de l'accusation de « diffamation » contre les députés ; on n'est pas loin d'une tentative d'intimider le secteur bancaire pour le contraindre à financer la nouvelle grille des salaires.

Le président de l'Association des banques du Liban, François Bassil, a répondu hier devant l'avocat général près la cour d'appel, Charbel Abou Samra, de l'accusation de « diffamation » lancée contre lui par un député membre du bloc de Nabih Berry, Hani Kobeissi. Objet de la plainte, une phrase inoffensive lancée sur la MTV, dans un moment de vivacité, le 10 avril dernier, contre « les politiciens qui ont provoqué la faillite » du Liban.
La démarche de justice a été accueillie avec indignation par les organismes économiques, qui ont parlé « d'une journée noire dans l'histoire du Liban ».

M. Bassil s'est présenté au Palais de justice entouré des représentants des organismes économiques Fady Gemayel (industriels), Nicolas Chammas (commerçants), Mohammad Choucair (CCIB), ainsi que de MM. Charles Arbid (franchises) et Nadim Kassar (Fransabank). Il a été entendu par M. Abou Samra, qui a accordé aux avocats de M. Bassil jusqu'au 9 juillet pour présenter une plaidoirie écrite en défense de leur client, avant de se prononcer sur l'accusation. Les avocats de l'accusation étaient Joseph Ghazalé et Ali Rahal, tandis que M. Bassil était défendu par Sakher Hachem et Élie Chamoun.

 

(Pour mémoire: Bras de fer entre Berry et l'Association des banques, sur fond de plainte en diffamation)



S'il y a là de quoi s'indigner, c'est que l'action en justice semble être un acte gratuit destiné à intimider M. Bassil, probablement inspiré par le président de la Chambre, Nabih Berry.
Au lendemain des propos tenus, en effet, le leader du mouvement Amal, estimant les députés offensés, avait réclamé des excuses à M. Bassil, ce que ce dernier s'était refusé à présenter, estimant que les propos qu'il avait tenus ne sortaient pas du cadre des généralités.

« Je me suis défendu des accusations lancées contre moi après mes déclarations à la MTV. Je ne m'en suis pris à aucun député et je les invite aujourd'hui à consacrer leur temps à l'échéance présidentielle et à l'élection d'un chef de l'État », a affirmé M. Bassil en sortant du bureau de l'avocat général.
Le président de l'Association des banques a tenu à lancer une fleur à M. Berry. « Nous saluons M. Berry, que nous respectons beaucoup (...) Si je l'avais offensé, je me serais excusé car il y a vertu à corriger une erreur », a dit M. Bassil.

 

Réactions indignées
Commentant ce rendez-vous humiliant avec la justice infligé à François Bassil, le président de l'Association des commerçants Nicolas Chammas a affirmé que la journée d'hier était « une journée noire pour les organismes économiques et pour le Liban ».

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Beyrouth, Mohammad Choucair, a affirmé de son côté : « Est-il pensable que François Bassil soit entendu par un juge, alors que le secteur bancaire vient de donner 6 millions de dollars pour la réhabilitation des prisons au Liban ? »

 

(Tribune : Quelques vérités sur le secteur bancaire et François Bassil)



Pour sa part, M. Chammas a affirmé : « Mon devoir de solidarité m'a imposé de me tenir aujourd'hui aux côtés de François Bassil. Dans des situations pareilles, il faut faire front commun et empêcher quiconque de nous isoler. Oui, entendre l'une des plus grandes figures des organismes économiques répondre en justice d'accusations pareilles est une journée triste. La diffamation, nous en sommes très loin. La vérité, c'est que la grille des traitements et salaires est particulièrement lourde pour les secteurs productifs, et que, par exemple, le secteur bancaire en assume le financement à concurrence de 400 milliards de livres. Juge-t-on déplacé qu'un cri d'avertissement soit lancé ? »

« La Constitution libanaise, a poursuivi M. Chammas, garantit le droit de parole et d'opinion de façon absolue. C'est pourquoi il est inadmissible d'accepter que l'on fasse taire des voix éminentes comme celle de M. Bassil, qui joue un si grand rôle dans la vie financière et économique. Il est à craindre que l'on cherche à faire taire les voix raisonnables pour ne laisser de place qu'au langage confus et chaotique de la rue. M. Bassil doit être récompensé. Sa place n'est pas au Palais de justice, mais au palais présidentiel. Certains se permettent toutes les outrances sans qu'on les inquiète, et quand le président de l'Association des banques accomplit un devoir national, même s'il s'est un peu échauffé, de sombres dispositions sont prises à son encontre. Oui, c'est une journée noire dans l'histoire du Liban, et ce n'est pas ainsi que l'on traite François Bassil. Sachez qu'il n'est pas seul et que nous nous tenons tous à ses côtés. Qu'on ne nous envoie pas de pareils messages. Personne ne peut nous parler sur ce ton quand nous défendons l'économie nationale. »

De son côté, plus directement encore que M. Chammas, l'ancien ministre Youssef Salamé a lancé « à ceux qui cherchent à se venger de la déclaration de François Bassil » que « seule la levée du secret bancaire sur leur fortune leur donnera le droit de le faire ».

Le président de l'Association des banques du Liban, François Bassil, a répondu hier devant l'avocat général près la cour d'appel, Charbel Abou Samra, de l'accusation de « diffamation » lancée contre lui par un député membre du bloc de Nabih Berry, Hani Kobeissi. Objet de la plainte, une phrase inoffensive lancée sur la MTV, dans un moment de vivacité, le 10 avril dernier, contre « les politiciens qui ont provoqué la faillite » du Liban.La démarche de justice a été accueillie avec indignation par les organismes économiques, qui ont parlé « d'une journée noire dans l'histoire du Liban ».M. Bassil s'est présenté au Palais de justice entouré des représentants des organismes économiques Fady Gemayel (industriels), Nicolas Chammas (commerçants), Mohammad Choucair (CCIB), ainsi que de MM. Charles Arbid...
commentaires (3)

Arbitrairement le président à vie du Parlement décrète que les propos du président de l'Association des banques du Liban, François Bassil, sont "une offense aux députés". Ces mêmes députés qui tous les jours offensent magistralement et sans pudeur les citoyens de ce pays malheureux entre leurs mains, la dernière offense en cours étant leur manquement à leur devoir primordial d'élire un président de la République. Cette action en justice contre M Bassil, intentée par un membre de l'équipe de M le président, n'est qu'une clownerie sordide de populisme et de surenchères. wnoqtat 3ala as-satr !

Halim Abou Chacra

12 h 25, le 03 juillet 2014

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Commentaires (3)

  • Arbitrairement le président à vie du Parlement décrète que les propos du président de l'Association des banques du Liban, François Bassil, sont "une offense aux députés". Ces mêmes députés qui tous les jours offensent magistralement et sans pudeur les citoyens de ce pays malheureux entre leurs mains, la dernière offense en cours étant leur manquement à leur devoir primordial d'élire un président de la République. Cette action en justice contre M Bassil, intentée par un membre de l'équipe de M le président, n'est qu'une clownerie sordide de populisme et de surenchères. wnoqtat 3ala as-satr !

    Halim Abou Chacra

    12 h 25, le 03 juillet 2014

  • A DIEU VEAUX VACHE COCHONS COUVEES, LE LIBAN N'EST PLUS UNE REPUBLIQUE DE BANANES IL S'APPELLE ""REPUBLIQUE DE SUKLINE"" LE SEUL ET L'UNIQUE SECTEUR DANS CE SACRE CIRQUE DE SOLEIL QUI FONCTIONNE ENCORE ET DONT ON PEUT ETRE FIER C'EST LE SECTEUR BANQUAIRE HIER UN DE CES PLUS PROEMINENT REPRESENTANT LE PLUS ACTIF ET DE SURCROIT LE PLUS RESPECTABLE EST TRAINE DANS LES TRIBUNAUX COMME LE PLUS VULGAIRE DES MAFIEUX ET PAR QUI???? PAR LA TRES RESPECTUEUSE CHAMBRE DES DEPUTAINS OU L'ON RETROUVE TOUS CEUX QUI PARLE-ET-MENT IGNOBLE DECADENCE DEPUIS QU'AU LIBAN ON ASSASSINE CELUI QUI INVESTIT CES PROPRES MILLIARDS EN RESSOURCES HUMAINE ET QU'ON DEPORTE SON FILS DE FORCE PLUS RIEN N'EST IMPOSSIBLE A CES FORCES DU MAL GRACE A CES MEMES FORCES NOTRE PREMIER PRODUIT D'EXPORTATION EST DEVENU ""LA RESOURCE HUMAINE""ET NOTRE PREMIER PRODUIT D'IMPORTATION ""DES HUMAINS SANS RESOUCE"" SI AU MOIN SUKLINE POUVAIT ETENDRE SES ACTIVITES A L'ESPACE HUMAIN

    michel raphael

    10 h 00, le 03 juillet 2014

  • "Yoûssif Saléééméh a lancé à ceux qui cherchent à se venger de la déclaration de François Béssîîîl, que seule la levée du secret bancaire sur leur fortune leur donnera le droit de le faire.". Saleté de "secret bancaire".... en général et dans ce cas- ci !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 59, le 03 juillet 2014

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