Le social-démocrate Martin Schulz a été réélu hier président du Parlement européen pour deux ans et demi, face à des europhobes qui ont d'emblée manifesté leur rejet de l'UE. Ils se sont fait remarquer dès l'ouverture de la première session : plusieurs députés, au premier rang desquels Nigel Farage, le chef de l'Ukip britannique, ont ostensiblement tourné le dos au moment où était joué l'hymne européen dans l'hémicycle.
Sa réélection est survenue le jour où l'Italie prenait la présidence de l'UE pour les six prochains mois. Son dynamique chef du gouvernement, Matteo Renzi, veut en profiter pour impulser une Europe plus favorable à la croissance et plus solidaire. « L'Europe aujourd'hui, c'est de l'ennui (...) elle est submergée de chiffres et privée d'une âme », a-t-il lancé il y a quelques jours.
Victimes de cette défiance après des années de crise et d'austérité, les quatre principales formations pro-européennes (PPE, socialistes, libéraux et Verts) ont toutes perdu des sièges lors des élections. Mais « il faut que toutes les forces démocratiques s'unissent », prévient le président du PPE, Joseph Daul. À deux semaines du vote crucial sur le président de la Commission européenne, le 16 juillet, l'élection d'hier servait en effet de test et de répétition générale.
Moyen Orient et Monde
Au Parlement européen, la réélection de Schulz et l’éclat des europhobes
OLJ / le 02 juillet 2014 à 01h37


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