Après un mois d'avril exceptionnel (+288 000 créations nettes de postes et baisse du chômage de 6,7 % à 6,3 %), le rapport sur le marché du travail du mois dernier avait surtout confirmé ces bons résultats. En juin, la majorité des indicateurs de confiance ont dépassé les attentes, qu'il s'agisse des enquêtes manufacturières régionales, des indices PMI, du moral des ménages. Selon le Conference Board, les consommateurs se montrent plus positifs sur les perspectives d'emploi. Enfin, les nouvelles inscriptions au chômage se maintiennent à un bas niveau. Tout suggère que le marché du travail est devenu encore plus vigoureux en juin. Le consensus attend une hausse de l'emploi de 210 000 unités, qui confirmerait que l'économie est installée sur un très bon rythme de croisière. Le chômage est installé sur une tendance baissière qui devrait le placer sous les 6 % d'ici peu. Cela oblige à surveiller l'évolution des salaires qui sont en légère accélération depuis quelques mois. Mme Yellen a pris le parti, pour l'instant, de minimiser ce redressement des salaires, comme celui des prix d'ailleurs. Pour elle, il s'agit d'un « bruit » statistique. Nous serions plutôt enclins à y voir un phénomène plus durable. Le point bas de l'inflation est certainement derrière nous.

