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Le pouvoir des politiques
Luc Ferry, philosophe français, ministre dans le gouvernement Raffarin, a dit avoir appris à l'époque de sa vie que « les politiques n'ont pas de pouvoir », les médias non plus, selon lui, car ils se préoccupent plus du « nouveau que de l'essentiel », ce qui diminue leur influence sur la véritable direction des courants. Il reste donc le pouvoir du peuple.
Chez nous, les derniers événements ont mis en évidence le fait que les politiques ont paralysé leur propre pouvoir en s'enfermant dans des conflits stériles. Les médias, souvent politisés, stagnent eux aussi car ils n'ont plus d'influence sur une rue qui se révolte et les traite de vendus. Reste à savoir quelle bombe à retardement nous réserve cette rue. Qui donc en tire les ficelles ?
Les menaces d'escalade seraient-elles un véritable dernier recours pour obtenir des droits ou est-ce pour conduire au chaos ? Et à qui servirait ce chaos ?

Dolly TALHAMÉ

Le risque du chaos
Qu'est-ce qui se trame à notre insu ? Qui veut détruire notre démocratie ? Le chaos va-t-il s'installer dans l'indifférence totale de nos responsables qui détiennent la clef de notre destin ? Quatre millions de Libanais (dont le nombre est en train de se réduire avec l'accélération de l'émigration) s'interrogent sur leur sort et leur avenir. À la grogne sociale et à la gangrène qui gagne nos institutions vient s'ajouter le vide présidentiel. Si cette situation venait à perdurer, le pire serait à craindre, d'autant plus que l'on prévoit de nouveaux flux de réfugiés syriens. En attendant que le vide à la tête de l'État soit comblé, il serait sage que les autorités se penchent sur les questions à résoudre car, déjà, les crises de ces dernières années ont contraint plus de la moitié de la population à vivre dans l'austérité et surtout la peur avec le spectre de l'instabilité sécuritaire qui guette au tournant. Assez de sectarisme et de clientélisme! Notre pays est en danger. Le laxisme de nos dirigeants ne fait qu'aggraver la crise et miner nos institutions déjà fragilisées par des années de guerre et d'occupation. Le temps presse, à moins qu'un miracle divin n'éloigne de nous le danger du désastre qui se profile à l'horizon, car le peu d'espoir qui nous reste de sauver notre pays est en train de rétrécir comme peau de chagrin.

Hilda DADOURIAN

En attendant un miracle
Bien qu'elle ait parue au Journal officiel de mai et qu'elle sera appliquée en principe en novembre, la nouvelle loi sur les loyers semble s'être perdue dans les dédales du Conseil constitutionnel, celui-ci ayant été saisi de la question par le président Michel Sleiman, dans les derniers jours de son mandat, et dix députés contestataires l'ayant signée. Comme d'habitude, chaque Libanais interprète la loi à sa façon. Qui a raison ? Qui a tort ? Le Conseil constitutionnel peut-il l'oublier, comme l'avait fait le Parlement il y a plus de dix ans, ou bien il existe des délais à respecter? Autant de questions qui restent actuellement sans réponses, car dans un pays au régime tribal tout se mélange. Et on vous dit qu'élire un président de la République est primordial... Enfin, dans l'attente d'un miracle, nous souhaitons que le Conseil constitutionnel se penche aussi sur les baux commerciaux, un dossier de loin plus important que les baux résidentiels, et qu'il libère les deux à la fois, dans les délais les plus brefs.

Antoine SABBAGHA

Le pouvoir des politiquesLuc Ferry, philosophe français, ministre dans le gouvernement Raffarin, a dit avoir appris à l'époque de sa vie que « les politiques n'ont pas de pouvoir », les médias non plus, selon lui, car ils se préoccupent plus du « nouveau que de l'essentiel », ce qui diminue leur influence sur la véritable direction des courants. Il reste donc le pouvoir du peuple.Chez nous, les derniers événements ont mis en évidence le fait que les politiques ont paralysé leur propre pouvoir en s'enfermant dans des conflits stériles. Les médias, souvent politisés, stagnent eux aussi car ils n'ont plus d'influence sur une rue qui se révolte et les traite de vendus. Reste à savoir quelle bombe à retardement nous réserve cette rue. Qui donc en tire les ficelles ?Les menaces d'escalade seraient-elles un véritable...
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