À quoi tient cette jeunesse de l'institution centenaire Sainte-Anne des sœurs de Besançon, dédiée au service de la culture et de l'éducation ?
Est-ce aux vocations de jeunes désireuses de s'engager sur le pas de sainte Jeanne Antide Tour et sur le chemin du service d'autrui et qui apportent au fil des jours un sang nouveau qui alimente cet élan de spiritualité et d'espoir dans un monde qui plonge de plus en plus dans le matérialisme et le désarroi ?
Est-ce aux valeurs de don, de charité, d'abnégation et d'amour qu'elles prônent à leurs pérennes qui ne vieillissent pas ?
Toujours est-il que depuis cent ans, Sainte-Anne est là, résistant aux guerres et aux tribulations, renaissant toujours des décombres et des destructions, toujours aussi accueillante.
Pendant cent ans, Sainte-Anne a formé des jeunes fières de leur foi, qui s'impliquent entièrement au service de leur pays et qui puisent toujours leur courage dans les principes qui leur ont été inculqués pendant leur adolescence à
Sainte-Anne.
Cette année 2014 – année du centenaire – a été jalonnée de manifestations : messe d'action de grâce, soirées de retrouvaille, kermesse, dîner des anciennes dans les jardins de l'institution, manifestation culturelle et publication du tome 2 des Mémoires d'une école.
Nous ne pouvons pas ne pas avoir une pensée pieuse pour tous ceux et celles qui sont passés par Sainte-Anne, religieuses, professeurs, surveillantes et employés, qui nous ont marqués par leur science, leur présence, leur sens de l'écoute et de l'abnégation. Soldats inconnus au service de la culture et de l'éducation au Liban, à eux toute notre
reconnaissance.
Il ne nous reste plus qu'à souhaiter à Sainte-Anne pour son second centenaire qui ne fait que commencer de garder cette jeunesse semblable « au diamant dans le rocher ou du rubis passionné où coule un sang qui ne peut refroidir ».
Nos lecteurs ont la parole - Madeleine Haddad
Pour un centenaire
« Il n'est pas sous le ciel de jeunesse plus prompte que celle qui ne nous quitte pas, jeunesse du diamant
dans le rocher ou du rubis passionné où coule un sang qui ne peut refroidir.
Michel Chiha
OLJ / le 01 juillet 2014 à 00h00

