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Économie

Des petites combines pour diminuer le déficit

Impossible de réduire les dépenses publiques, impossible d'augmenter à nouveau les impôts. Impossible de générer de la croissance !
On l'a bien vu : depuis que le président de la République a annoncé en janvier qu'il lui fallait trouver 50 milliards d'euros, il s'est retrouvé avec un front général du refus. Les corporatismes ont tous protégé leurs avantages, chantage politique à la clef. Quant aux économistes keynésiens – il en reste –, ils ont fait le siège des ministres plus à gauche que le premier d'entre eux pour réclamer des mesures de relance par la demande... Faisant ainsi cause commune avec les entreprises qui, elles, réclamaient des baisses de charges.On a donc assisté à un festival de démagogie et de lâcheté politique, au terme duquel le gouvernement a bien été obligé de supplier Bruxelles de lui accorder des délais de réflexion. Encore une année de souplesse, M. le Bourreau ! Le bourreau de la Commission de Bruxelles n'a rien voulu savoir, mais il a cru que l'année prochaine la France reviendrait dans les clous.
Cela dit, sans croissance et sans effort au niveau des dépenses, on ne voit toujours pas par quel miracle on reviendra dans les clous. Eh bien, à Bercy, on a sorti la boîte à outils secrète et mis au point quantité de grosses et petites combines pour diminuer le déficit.

Trois grosses combines
La première va consister à sortir du total de la dépense publique tout ce que la France paie au titre de sa contribution au budget européen, soit 22 milliards par an qui servent au fonctionnement de la Communauté européenne. L'explication est simple : la France ne va pas payer pour l'administration européenne et se faire rappeler à l'ordre parce qu'elle dépense trop.
La deuxième combine pourrait passer par l'exclusion du budget du montant du pacte de responsabilité. Les 50 milliards de charge en moins sont des recettes en moins, donc des déficits de plus. Or ce n'est pas une dépense, c'est un investissement, un remède. Là encore, pourquoi être pénalisé de vouloir guérir.
La troisième combine serait d'engager une négociation pour sortir du budget les dépenses militaires. La France est en Europe le pays qui a le plus gros budget militaire et qui participe à la sécurité de tous les autres. Normal ? Pas sûr ; ce débat est engagé depuis des années. Il a conduit certains pays à contribuer financièrement à des opérations de sûreté, notamment dans les pays d'Afrique.

Impossible de réduire les dépenses publiques, impossible d'augmenter à nouveau les impôts. Impossible de générer de la croissance !On l'a bien vu : depuis que le président de la République a annoncé en janvier qu'il lui fallait trouver 50 milliards d'euros, il s'est retrouvé avec un front général du refus. Les corporatismes ont tous protégé leurs avantages, chantage politique à la clef. Quant aux économistes keynésiens – il en reste –, ils ont fait le siège des ministres plus à gauche que le premier d'entre eux pour réclamer des mesures de relance par la demande... Faisant ainsi cause commune avec les entreprises qui, elles, réclamaient des baisses de charges.On a donc assisté à un festival de démagogie et de lâcheté politique, au terme duquel le gouvernement a bien été obligé de supplier Bruxelles de...
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