« C’est très positif car ça faisait trois ans que je n’ai pas gagné ici. Tout n’a pas été parfait mais pour ça il faut d’abord gagner des matches », a commenté Rafael Nadal après sa victoire hier au premier tour à Wimbledon. Carl Court / AFP
Rafael Nadal a renoué avec la victoire hier à Wimbledon, où le début de quinzaine des favoris aura été aussi tranquille qu'il avait été anarchique l'an dernier. Aucun faux pas du Top 20 chez les hommes, aucune victime de marque chez les femmes, si ce n'est Jelena Jankovic, septième joueuse mondiale : généralement riche en surprises, carrément dingue l'an passé, le tournoi a commencé cette fois dans le calme.
Rapidement éliminés l'an dernier, ils étaient plusieurs à profiter de l'accalmie hier comme Roger Federer, Maria Sharapova et donc Nadal, symbole d'un retour au moins provisoire à la logique. Même imparfaite, la victoire 4-6, 6-3, 6-3, 6-3 sur Martin Klizan, la 700e de sa carrière, suffisait largement au bonheur du n° 1 mondial qui l'a accueillie les bras levés, poings serrés. « C'est très positif car ça faisait trois ans que je n'ai pas gagné ici. Tout n'a pas été parfait mais pour ça il faut d'abord gagner des matches », a commenté l'Espagnol visiblement soulagé.
Pas de demi-mesure
Certes, il n'a pas toujours cadré ses frappes et a perdu un set. Mais Klizan, un gaucher talentueux, lui avait déjà chipé le premier set lors de leur seule précédente rencontre et c'était à Roland-Garros, dans le bac à sable préféré du Majorquin. Ce n'est donc pas forcément un drame que cela arrive aussi à Wimbledon où Nadal a gagné deux fois et joué trois autres finales, mais aussi connu quelques désillusions sévères.
À s'y pencher de plus près, on se rend compte qu'en fait, à Londres, Nadal ne fait jamais dans la demi-mesure. Ses parcours sont soit très courts, soit très longs. En difficulté en début de tournoi, il devient quasi inarrêtable une fois les trois premiers tours passés. Cela s'explique d'abord par une période d'adaptation d'autant plus nécessaire qu'il est toujours (sauf en 2009) le dernier à quitter Roland-Garros. Avec la Coupe et une fatigue prononcée. Mais aussi parce que l'herbe intacte du début de tournoi favorise les rebonds fuyants et l'oblige à fléchir au maximum ses genoux. Au fur et à mesure que le tournoi avance, le gazon se transforme en un champ de terre et de poussière qui lui convient bien mieux.
« Au début, les courts sont plus glissants, c'est plus difficile de bouger. Il me faut d'abord apprivoiser les mouvements, le rythme, la balle, tout », a-t-il dit avant de poursuivre demain face à Lukas Rosol, qui l'avait battu au même stade il y a deux ans.
Federer expéditif
Roger Federer restait, lui aussi, sur une désillusion énorme à Londres où il s'était incliné dès le deuxième tour l'année dernière contre l'Ukrainien Serguey Stakhovsky, sa défaite la plus précoce en grand chelem depuis 2003. Il était cependant difficile d'imaginer que l'Italien Paolo Lorenzi allait réussir un exploit identique.
Sosie de l'acteur Steve Buscemi, l'Italien, 83e mondial, n'a encore jamais gagné un match en grand chelem et a surtout amusé le public par sa dégaine assez improbable. Pour le reste, Federer, sur la lancée de sa victoire à Halle, a déroulé (6-1, 6-1, 6-3) pour remporter sa 68e victoire à Wimbledon et donner rendez-vous au serveur luxembourgeois Gilles Müller. « J'ai fait un bon match. L'herbe est encore très verte et glissante. Je suis motivé et inspiré là pour gagner le tournoi encore », a souligné le Suisse en quête d'un huitième sacre à Londres.
Son compatriote Stanislas Wawrinka, qui n'avait plus gagné depuis 2011 à Wimbledon, n'a rencontré aucune difficulté non plus pour dominer le Portugais Joao Sousa 6-3, 6-4, 6-3. Idem pour Serena Williams et Maria Sharapova, battue comme Federer au deuxième tour en 2013 mais sans pitié (6-1, 6-0) avec la Britannique Samantha Murray, 247e mondiale. Invitée par les organisateurs, Samantha, qui travaillait certaines années au centre d'accréditation de Wimbledon, ne présente aucun lien de parenté avec Andy, le tenant du titre chez les messieurs, même si son oncle Andrew aime se promener avec un t-shirt signé « Je suis Andy Murray ».
(Source : AFP)
Les résultats de la 2e journée
Simple messieurs (1er tour) :
Jo-Wilfried Tsonga (Fra/n° 14) bat Jurgen Melzer (Aut) 6-1, 3-6, 3-6, 6-2, 6-4
Stanislas Wawrinka (Sui/n° 5) bat João Sousa (Por) 6-3, 6-4, 6-3
Denis Istomin (Ouz) bat Dmitry Tursunov (Rus/n° 32) 7-5, 6-4, 3-6, 6-2
Feliciano Lopez (Esp/n° 19) bat Yuichi Sugita (Jpn) 7-6 (8/6), 7-6 (8/6), 7-6 (9/7)
Ante Pavic (Cro) bat Alejandro Falla (Col) 6-4, 6-3, 7-5
Jarkko Nieminen (Fin) bat Federico Del Bonis (Arg) 6-3, 7-6 (7/3), 7-5
John Isner (É-U/n° 9) bat Daniel Smethurst (G-B) 7-5, 6-3, 6-4
Jerzy Janowicz (Pol/n° 15) bat Somdev Devvarman (Ind) 4-6, 6-3, 6-3, 3-6, 6-3
Lleyton Hewitt (Aus) bat Michal Przysiezny (Pol) 6-2, 6-7 (14/16), 6-1, 6-4
Adrian Mannarino (Fra) bat Pere Riba (Esp) 6-2, 6-3, 6-4
Marcel Granollers (Esp/n° 30) bat Nicolas Mahut (Fra) 6-4, 7-6 (8/6), 6-7 (7/9), 6-4
Gilles Muller (Lux) bat Julien Benneteau (Fra) 6-4, 7-6 (8/6), 7-6 (7/5)
Roger Federer (Sui/n° 4) bat Paolo Lorenzi (Ita) 6-1, 6-1, 6-3
Milos Raonic (Can/n° 8) bat Matthew Ebden (Aus) 6-2, 6-4, 6-4
Jack Sock (É-U) bat Pierre-Hugues Herbert (Fra) 6-7 (5/7), 6-2, 7-6 (7/5), 6-4
Lukasz Kubot (Pol) bat Jan-Lennard Struff (All) 7-6 (8/6), 6-4, 6-4
Dusan Lajovic (Srb) bat Guillermo García-López (Esp/n° 28) 7-6 (7/5), 6-2, 3-6, 3-6, 6-3
Philipp Kohlschreiber (All/n° 22) bat Igor Sijsling (P-B) 6-4, 6-4, 6-2
Simone Bolelli (Ita) bat Tatsuma Ito (Jpn) 7-5, 7-6 (7/3), 3-6, 7-6 (7/5)
Denis Kudla (É-U) bat Marsel Ilhan (Tur) 7-6 (7/3), 6-4, 4-6, 7-5
Kei Nishikori (Jpn/n° 10) bat Kenny De Schepper (Fra) 6-4, 7-6 (7/5), 7-5
Richard Gasquet (Fra/n° 13) bat James Duckworth (Aus) 6-7 (3/7), 6-3, 3-6, 6-0, 6-1
Nick Kyrgios (Aus) bat Stéphane Robert (Fra) 7-6 (7/2), 7-6 (7/1), 6-7 (6/8), 6-2
Jirí Veselý (Tch) bat Víctor Estrella (Dom) 5-1 (abandon)
Gael Monfils (Fra/n° 24) bat Malek Jaziri (Tun) 7-6 (7/5), 7-5, 6-4
Frank Dancevic (Can) bat Ivo Karlovic (Cro/n° 29) 6-4, 7-6 (7/5), 7-6 (7/4)
Mikhail Kukushkin (Kaz) bat Dudi Sela (Isr) 6-4, 6-4, 6-4
Lukás Rosol (Tch) bat Benoît Paire (Fra) 6-3, 3-6, 7-6 (7/5), 6-4
Rafael Nadal (Esp/n° 2) bat Martin Klizan (Svk) 4-6, 6-3, 6-3, 6-3.
Simple dames (1er tour) :
Serena Williams (É-U/n° 1) bat Anna Tatishvili (É-U) 6-1, 6-2
Petra Cetkovská (Tch) bat Jovana Jaksic (Srb) 6-2, 4-6, 7-5
Alizé Cornet (Fra/n° 25) bat Anna Karolína Schmiedlová (Svk) 4-6, 6-4, 6-2
Andrea Petkovic (All/n° 20) bat Katarzyna Piter (Pol) 6-1, 6-4
Irina Begu (Rou) bat Virginie Razzano (Fra) 1-6, 6-4, 7-5
Eugénie Bouchard (Can/n° 13) bat Daniela Hantuchova (Svk) 7-5, 7-5
Angelique Kerber (All/n° 9) bat Urszula Radwanska (Pol) 6-2, 6-4
Heather Watson (G-B) bat Ajla Tomljanovic (Cro) 6-3, 6-2
Lourdes Domínguez (Esp) bat Petra Martic (Cro) 6-0, 6-1
Timea Bacsinszky (Sui) bat Sharon Fichman (Can) 6-1, 6-3
Maria Sharapova (Rus/n° 5) bat Samantha Murray (G-B) 6-1, 6-0
Belinda Bencic (Sui) bat Magdaléna Rybáriková (Svk) 2-6, 6-3, 6-3
Victoria Duval (É-U) bat Sorana Cirstea (Rou/n° 29) 6-4, 3-6, 6-1
Jie Zheng (Chn) bat Annika Beck (All) 6-1, 6-3
Karolína Plísková (Tch) bat Karin Knapp (Ita) 6-7 (4/7), 6-4, 10-8
Sabine Lisicki (All/n° 19) bat Julia Glushko (Isr) 6-2, 6-1
Klara Koukalova (Tch/n° 31) bat Taylor Townsend (É-U) 7-5, 6-2
Madison Keys (É-U) bat Mónica Puig (Pur) 6-3, 6-3
Kaia Kanepi (Est) bat Jelena Jankovic (Srb/n° 7) 6-3, 6-2
Caroline Garcia (Fra) bat Sara Errani (Ita/n° 14) 2-6, 7-6 (7/3), 7-5
Michelle Larcher de Brito (Por) bat Svetlana Kuznetsova (Rus/n° 28) 3-6, 6-3, 6-1
Caroline Wozniacki (Dan/n° 16) bat Shahar Peer (Isr) 6-3, 6-0.


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