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Économie - Irak

Le pétrole jusqu’ici peu affecté, mais gare à une aggravation

Selon les économistes de Commerzbank, il est « très peu probable » que l’offre pétrolière irakienne soit perturbée.

Les combats entre les jihadistes et les forces gouvernementales se sont pour l'instant concentrés dans le nord et l'ouest du pays, alors que les installations pétrolières sont principalement dans le sud tandis que la région autonome du Kurdistan, également épargnée par le conflit, a l'ambition d'augmenter ses propres exportations de brut, malgré le désaccord de Bagdad.
Selon les économistes de Commerzbank, il est donc « très peu probable » que l'offre pétrolière irakienne soit perturbée, étant donné que les terminaux pétroliers du sud du pays (d'où partent 90 % des exportations irakiennes) « sont très éloignés » des insurgés.
« Si comme nous l'attendons les interruptions de production ne se matérialisent pas, le prix du pétrole va probablement perdre ses gains alimentés par la peur, comme ce fut le cas à l'été 2013 (en pleine crise syrienne, NDLR), et retomber vers les 110 dollars le baril », estiment-ils.

Gare à un assèchement du robinet irakien
Par contre, « si une part substantielle de l'offre irakienne devait être retirée du marché, cela porterait les capacités de production mondiales non utilisées dangereusement proches de zéro, ce qui pourrait pousser les prix du brut bien au-delà de 120 dollars le baril », prévient Abhishek Deshpande, analyste chez Natixis.
L'Arabie saoudite, qui joue le rôle de banque centrale du pétrole, a des capacités non utilisées de « seulement 2,5 mbj », souligne-t-il. Cela couvrirait tout juste un arrêt des exportations irakiennes (2,58 mbj en mai).
Or, comme on a pu le voir en 2008, les prix peuvent bondir très vite en cas de vives tensions géopolitiques, rappelle-t-il. À l'été 2008, le Brent est monté jusqu'à son pic historique de 147,50 dollars le baril.
Si l'offre pétrolière irakienne s'asséchait et l'instabilité se répandait à d'autres zones du Moyen-Orient, « il ne serait pas difficile d'imaginer le prix du Brent atteignant de nouveaux records au-dessus de 140 dollars le baril », abonde Julian Jessop, économiste du cabinet Capital Economics, qui n'assigne toutefois que 10 % de chance à ce scénario.

(Source : AFP)

Les combats entre les jihadistes et les forces gouvernementales se sont pour l'instant concentrés dans le nord et l'ouest du pays, alors que les installations pétrolières sont principalement dans le sud tandis que la région autonome du Kurdistan, également épargnée par le conflit, a l'ambition d'augmenter ses propres exportations de brut, malgré le désaccord de Bagdad.Selon les économistes de Commerzbank, il est donc « très peu probable » que l'offre pétrolière irakienne soit perturbée, étant donné que les terminaux pétroliers du sud du pays (d'où partent 90 % des exportations irakiennes) « sont très éloignés » des insurgés.« Si comme nous l'attendons les interruptions de production ne se matérialisent pas, le prix du pétrole va probablement perdre ses gains alimentés par la peur, comme ce fut le cas...
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