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Économie - Liban - Conférence

Salamé : Les réserves en devises ont dépassé 35 milliards de dollars

MM. Salamé et Hajj à la conférence, hier. Photo Hassan Assal

La Banque du Liban (BDL) a organisé, en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI), une conférence sur les perspectives de l'économie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA), de l'Afghanistan et du Pakistan à l'aube du printemps 2014. Les participants à la conférence faisaient partie des secteurs privé et public des pays concernés et des organisations internationales.
Pour commencer, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a vanté la résilience du secteur bancaire libanais et les politiques adoptées par la BDL durant la crise financière internationale de 2008, « qui ont permis d'attirer des capitaux et de réduire les taux d'intérêt ». « La crise en Syrie a certes eu des conséquences négatives sur le Liban, mais nous avons réussi à maintenir une croissance positive, contrairement à beaucoup de pays arabes non pétroliers », a-t-il indiqué.


Le gouverneur de la BDL a assuré que les transferts financiers vers le Liban étaient toujours importants. « Le total des réserves en devises a dépassé les 35 milliards de dollars en 2013, ce qui a permis de préserver la stabilité de la livre et le niveau des taux d'intérêt », a-t-il affirmé. « Grâce à cela, la BDL a mis en place des mesures pour encourager la demande locale et l'économie du pays, qui ont contribué à 50 % de la croissance enregistrée en 2013 », a poursuivi M. Salamé. Il a également souligné que « malgré les crises bancaires dans les pays arabes où les banques libanaises sont présentes, ces dernières ont réussi à afficher des profits et à augmenter les crédits ».
M. Salamé a par ailleurs mis en garde contre « les défis causés par les réfugiés syriens, dont le coût direct pour le Liban a atteint 2,6 milliards de dollars entre 2012 et 2014 et qui feraient perdre au pays environ 5 milliards de dollars en termes d'opportunités manquées ». Il a également évoqué « d'autres problèmes sociaux, comme la grille des salaires qui met en péril la stabilité économique si elle n'est pas accompagnée de véritables réformes ».
« La BDL ne communique pas de prévisions de croissance avant les mois de juillet ou août en général, mais je peux vous assurer aujourd'hui que la reprise de la croissance est au rendez-vous cette année, notamment grâce au retour au calme sécuritaire et à la levée de l'interdiction des pays du Golfe à leurs citoyens de se rendre au Liban », a conclu M. Salamé.


De son côté, le directeur régional auprès du FMI, Mohammad el-Hajj, a dressé un tableau général des prévisions et défis qui guettent la région. « Selon les prévisions du FMI, la croissance des pays de la région, importateurs de pétrole, est de 3 %, un chiffre qu'il faudrait doubler pour faire face à la hausse du chômage », a-t-il indiqué.
Selon lui, pour renouer avec une croissance stable et à long terme, les pays de la région doivent rediriger leurs dépenses publiques vers des investissements afin de stimuler les offres d'emploi, améliorer la cohérence de leurs politiques financières et lancer des réformes structurelles, dans les infrastructures notamment.
Quant aux pays exportateurs de pétrole, M. el-Hajj a conseillé d'améliorer leur situation financière compte tenu de la baisse de la demande mondiale pour le pétrole, de diversifier leurs sources de revenus et de poursuivre les réformes qui encouragent la création d'emplois dans le secteur privé.

La Banque du Liban (BDL) a organisé, en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI), une conférence sur les perspectives de l'économie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA), de l'Afghanistan et du Pakistan à l'aube du printemps 2014. Les participants à la conférence faisaient partie des secteurs privé et public des pays concernés et des organisations internationales.Pour commencer, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a vanté la résilience du secteur bancaire libanais et les politiques adoptées par la BDL durant la crise financière internationale de 2008, « qui ont permis d'attirer des capitaux et de réduire les taux d'intérêt ». « La crise en Syrie a certes eu des conséquences négatives sur le Liban, mais nous avons réussi à maintenir une croissance positive, contrairement à beaucoup de...
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