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Campus - Libre Cours

Le cri du cœur de Talal Darjani

C'est un véritable cri du cœur qu'a lancé le professeur, chercheur et metteur en scène Talal Darjani lors de la conférence qu'il a animée, le mercredi 14 mai, à la faculté de pédagogie, section 2, de l'Université libanaise. « Comment forme-t-on, au Liban, des acteurs sans méthodes pédagogiques ni manuels d'études ? » s'est-il indigné.
Un public dense d'académiciens – dont la directrice de la faculté de pédagogie, la professeure Thérèse el-Hachem –, d'enseignants et de nombreux étudiants est venu assister à la conférence intitulée : « L'absence des méthodes pédagogiques et la non-exploitation de la littérature libanaise sont à la base de la crise de créativité artistique ».
« Quatre-vingt pour cent des matières offertes aux étudiants à la faculté des beaux-arts n'ont rien à voir avec le théâtre », a poursuivi le professeur Darjani. Le chercheur lie « la médiocrité artistique » qui sévit au pays du Cèdre à « l'absence de manuels et de programmes d'études » à la fac.
« Au Liban, les arts dramatiques souffrent d'une réelle crise, et cela au niveau du texte, donc des sujets traités, du jeu des acteurs et surtout du rôle du réalisateur », affirme le Dr Maria Christie Bakhos, professeure à la faculté des beaux-arts et à la faculté de pédagogie. Et d'expliquer : « La faculté de pédagogie a organisé cette rencontre avec le Pr Darjani car il est le premier au Liban, voire le seul, à élaborer de sérieuses recherches sur cette crise et les véritables causes à son origine. »
Le rôle du théâtre
Le Dr Bakhos, qui est titulaire d'un doctorat en mise en scène théâtrale, précise : « D'abord l'absence, totale et chronique, des méthodes et systèmes pédagogiques dans toutes les universités libanaises, publiques et privées, ainsi que les instituts qui prétendent former des artistes pour le théâtre et pour les autres arts visuels : cinéma et télévision, puis la mauvaise ou la non-exploitation de notre littérature libanaise, riche et authentique, se répercutent négativement sur la qualité de notre production et sur l'identité de notre création artistique. »
Dans son exposé, le Pr Darjani a insisté sur le rôle du théâtre dans la construction du spectateur, du citoyen et de la citoyenneté. « Lorsque le théâtre est malade, c'est le pays qui est malade », a-t-il affirmé. Puis, déplorant le déclin de la lecture parmi les Libanais et la non-exploitation de la littérature libanaise dans nos programmes éducatifs, il s'est exclamé : « Cinq millions d'exemplaires du Prophète de Gibran Khalil Gibran sont vendus aux États-Unis, plus que la population libanaise! Et si on demande aux Libanais qui est Gibran Khalil Gibran, combien sauront répondre ? »
Le discours du chercheur n'a pas laissé le public de marbre. Un débat vif et intéressant a suivi la conférence à laquelle des enseignants, mais surtout des étudiants, ont pris part. « Et la solution ? » a demandé une étudiante. « On doit faire une révolution et changer cette situation », a répondu le Dr Darjani.

C'est un véritable cri du cœur qu'a lancé le professeur, chercheur et metteur en scène Talal Darjani lors de la conférence qu'il a animée, le mercredi 14 mai, à la faculté de pédagogie, section 2, de l'Université libanaise. « Comment forme-t-on, au Liban, des acteurs sans méthodes pédagogiques ni manuels d'études ? » s'est-il indigné.Un public dense d'académiciens – dont la directrice de la faculté de pédagogie, la professeure Thérèse el-Hachem –, d'enseignants et de nombreux étudiants est venu assister à la conférence intitulée : « L'absence des méthodes pédagogiques et la non-exploitation de la littérature libanaise sont à la base de la crise de créativité artistique ».« Quatre-vingt pour cent des matières offertes aux étudiants à la faculté des beaux-arts n'ont rien à voir avec le...
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