Rechercher
Rechercher

Sport - Auto - 24 Heure Du Mans

Toyota, Audi et Porsche, les trois titans sont fin prêts pour Le Mans

Fernando Alonso, double champion du monde de formule 1, donnera samedi à 16h00 (heure de Beyrouth) le départ de la 82e édition des 24 Heures du Mans à 55 voitures, dont sept prototypes hybrides dans la catégorie reine (LMP1) alignés par trois titans de l'automobile mondiale, Toyota, Audi et Porsche.

Le départ de la 81e édition des 24h en 2013, avec les deux Toyota qui pourchassent les trois Audi aux avant-postes. Cette année, il faudra compter aussi avec le retour de la légende : Porsche ! Jean-François Maunier/AFP

Une fois n'est pas coutume, Toyota est favori, dans la foulée de deux victoires en ouverture du championnat du monde d'endurance (WEC), à Silverstone et Spa-Francorchamps. Dans la foulée aussi d'une journée test, le 1er juin, qui a permis aux nouvelles TS040 Hybrid du géant nippon de marquer leur territoire en signant les deux meilleurs chronos.
L'an dernier, les Toyota étaient déjà rapides, l'une d'elles avait même mené pendant quelques minutes, mais Audi, fort de son expérience, avait remporté son 12e succès dans la Sarthe, grâce au trio constitué de Tom Kristensen, Loïc Duval et Allan McNish.
Depuis, l'Écossais a pris sa retraite sportive, remplacé par le Brésilien Lucas di Grassi. Il pilotera samedi l'Audi de la direction de course chargée de libérer le peloton au moment où Alonso, son ancien collègue en F1, abaissera le drapeau français en haut de la passerelle.
Et c'est un autre ancien pilote de F1 qui fera l'objet de toutes les attentions cette semaine : Mark Webber, l'ex-pilote Red Bull au volant d'une Porsche. C'est lui que beaucoup de fans vont guetter en priorité dans le paddock du circuit des 24 Heures, et dont chaque tour aux essais ou en course, à partir d'aujourd'hui, sera scruté, analysé, commenté sur les réseaux sociaux.
Webber, avec son talent, sa renommée, son palmarès en F1, sa belle gueule et sa modestie, est un cadeau pour l'endurance nouvelle formule, truffée de technologie, qui a été patiemment imaginée, concoctée, finalisée ces dernières années par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) et la Fédération internationale de l'automobile (FIA).
Pour que le scénario soit excitant, le retour de Webber au Mans, 15 ans après son invraisemblable looping dans les Hunaudières, dans une Mercedes, se double du retour de Porsche, 16 ans après la victoire de la GT1 en 1998, avec un proto capable de jouer la gagne. Et cela même si la 919 Hybrid à moteur V4 est toute neuve et n'a que deux courses de six heures au compteur.

Un champion du monde de foot au départ
Pour que la course soit digne de sa légende, à tous les étages, il n'y aura pas que Audi, Porsche et Toyota. Il y aura 48 autres voitures engagées, dont deux Rebellion R-One suisses, à moteur Toyota, conçues et développées par Oreca, et plusieurs petits prototypes de la catégorie LMP2 portant des noms prestigieux : Alpine, Ligier, Morgan.
L'un d'eux sera engagé par un nonuple champion du monde des rallyes : Sébastien Loeb. Le sportif préféré des Français est attendu vendredi mais pas pour piloter. Son écurie alignera une Oreca à moteur Nissan portant, honneur suprême, le numéro 24.
Dans la catégorie GTE-Pro, un autre combat de titans est prévu, entre Porsche, Ferrari, Aston Martin et Corvette.
Et pour que les amateurs de football s'intéressent aussi, un peu, à ces 24 Heures en pleine ouverture de la Coupe du monde, il y aura un champion du monde au départ : Fabien Barthez lui-même, ex-gardien des Bleus de 1998, qui pilotera une Ferrari dans la catégorie GTE-Am.
Comme l'ACO est un organisateur féru de modernité, un stand est réservé aux nouvelles technologies encore plus innovantes que celles des Audi, Toyota et Porsche hybrides. Ce sera celui de la Nissan Zeod-RC qui portera le numéro zéro.
Elle sera hors classement mais très rapide, à en juger par ses performances à la journée test.
C'est la grande semaine de l'endurance, et 250 000 spectateurs sont attendus au Mans pour l'un des plus grands événements sportifs organisés en France, suivi chaque année à distance par des millions de fans. Même les années où débute une Coupe du monde de football...
(Source : AFP)

Les forces en présence

Sur les 55 voitures invitées à participer à la 82e édition des 24 Heures du Mans automobiles, 54 sont réparties dans trois grandes catégories définies par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) et une, la Nissan Zeod-RC, sera dans le stand des nouvelles technologies :

LMP1 (9 voitures, dont 7 en LMP1-H et 2 en LMP1-L) : la catégorie reine, avec les candidats à la victoire au classement général, tous engagés dans des prototypes fermés. Cette année, Audi, qui vise une 13e victoire au Mans, aligne trois R18 e-tron Quattro hybrides à moteur diesel, alors que Toyota, qui n'a encore jamais gagné au Mans, revient avec deux TS040 Hybrid à moteur essence et que Porsche fait son retour en LMP1, 16 ans après sa victoire de 1998, avec deux 919 Hybrid. Pour compléter le plateau, dans la sous-catégorie LMP1-L, l'écurie suisse Rebellion aligne deux nouvelles R-One, à moteur Toyota non hybride, qui vont essayer de rentrer dans le top 5 en cas de défaillance de quelques vedettes.

LMP2 (17) : c'est la catégorie la plus ouverte, celle des prototypes plus légers et un peu moins puissants, ouverts ou fermés, avec cinq marques de châssis dont trois françaises (Alpine, Ligier et Oreca, Morgan et Zytek) et trois marques de moteurs. Nissan équipe les trois quarts du plateau (13 voitures) devant Judd (3) et Honda (1). Aucun favori dans cette catégorie où apparaît cette année, pour la première fois, le Sébastien Loeb Racing. Les voitures sont très proches en performance et le niveau de pilotage est de plus en plus relevé, grâce à un cocktail détonant entre jeunes issus de la monoplace et « gentlemen drivers » expérimentés.

GTE (28), dont 9 GTE-Pro et 19 GTE-Am : la catégorie GT Endurance est la plus fournie, avec en GTE-Pro des modèles récents pilotés par des pilotes plus cotés, dont quelques retraités de la F1 (Giancarlo Fisichella, Bruno Senna, Jan Magnussen). C'est là que se disputera l'autre combat de titans de cette 82e édition, entre des Ferrari, des Porsche, des Corvette et des Aston Martin qui peuvent toutes être assimilées à des voitures d'usine. En GTE-Am, le niveau général des pilotes est moins élevé et les voitures plus anciennes, alignées par des écuries privées dans lesquelles la passion remplace souvent l'argent. Pour ses débuts au Mans, l'objectif de l'ancien gardien de but de l'équipe de France de football Fabien Barthez, champion du monde 1998, est de terminer.

CDNT (1) : dans le stand réservé aux nouvelles technologies et à l'innovation, Nissan va faire un retour remarqué avec la Zeod-RC, à propulsion hybride, qui portera le numéro zéro. Deux ans après le passage mémorable de la Delta Wing, une fusée ultralégère à trois roues qui avait fait beaucoup de jaloux dans les services marketing, le but de la Nissan Zeod-RC est de boucler un tour complet (13,629 km), en course, en n'utilisant que de l'énergie électrique.

Le programme

Aujourd'hui :
17h00-21h00 : essais libres
23h00-01h00 : essais qualificatifs 1.

Demain :
20h00-22h00 : essais qualificatifs 2
23h00-01h00 : essais qualificatifs 3.

Samedi :
10h00-10h45 : warm-up
16h00 : départ des 24 Heures du Mans, donné par Fernando Alonso.

Dimanche :
16h00 : arrivée de la 82e édition des 24 Heures du Mans.

Une fois n'est pas coutume, Toyota est favori, dans la foulée de deux victoires en ouverture du championnat du monde d'endurance (WEC), à Silverstone et Spa-Francorchamps. Dans la foulée aussi d'une journée test, le 1er juin, qui a permis aux nouvelles TS040 Hybrid du géant nippon de marquer leur territoire en signant les deux meilleurs chronos.L'an dernier, les Toyota étaient déjà rapides, l'une d'elles avait même mené pendant quelques minutes, mais Audi, fort de son expérience, avait remporté son 12e succès dans la Sarthe, grâce au trio constitué de Tom Kristensen, Loïc Duval et Allan McNish.Depuis, l'Écossais a pris sa retraite sportive, remplacé par le Brésilien Lucas di Grassi. Il pilotera samedi l'Audi de la direction de course chargée de libérer le peloton au moment où Alonso, son ancien collègue en F1,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut