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Lifestyle - Exposition

Marjorie Merriweather Post, parée de Cartier et d’un fastueux musée

Belle, richissime, éprise d'art et cliente inconditionnelle de la célèbre maison française de joaillerie, celle qui fut surnommée « l'Impératrice américaine » réapparaît dans toute sa splendeur d'antan.

Marjorie Merriweather Post arborant un collier en saphirs et diamants.

Tout récemment, le Grand Palais à Paris revisitait l'histoire de la maison Cartier, fleuron de la joaillerie française, à travers ses collections les plus emblématiques. Parmi ces dernières, les pièces commandées par Marjorie Merriweather Post (1887-1973), héritière d'un grand empire céréalier, grande collectionneuse d'art russe et français, et cliente la plus assidue de Cartier.

Aujourd'hui, la dame s'invite dans son propre musée (auparavant sa demeure) situé dans la capitale fédérale américaine, Washington. À l'affiche du musée, une exposition intitulée « Cartier : les gemmes éblouissants de Marjorie Merriweather Post ». Ce sont de magnifiques parures et des objets, exécutés à sa demande par le célèbre joaillier français, qui témoignent de son style à la fois flamboyant et très raffiné, qu'elle avait aussi imprimé à son mode de vie.

À noter qu'elle participait elle-même à la création de ces pièces, l'une plus spectaculaire que l'autre. Tel cet impressionnant collier en diamants et saphirs dont l'élément central (une cascade de diamants pendant d'un énorme saphir) pouvait être détaché et porté en broche. Il y a aussi ce collier, alignant améthystes énormes, diamants et turquoises. En bonne connaisseuse des gemmes, elle avait acquis les plus belles qualités d'émeraudes en provenance de l'Inde et du Mexique pour en faire un collier et une importante broche à pendants qu'elle accrochait à son épaule. Deux autres de ses luxueuses fantaisies : une broche en diamant cascadant sur le haut de son bras et un collier de perles à trois rangs, dont le fermoir dessinait sur son dos un pavé de diamants.

Si ses accessoires somptueux trônent aujourd'hui dans son musée, mais également au Smithonian, ils constituaient à l'époque son quotidien car Marjorie Merriweather Post faisait partie du gotha international. Et tout ce beau monde se retrouvait dans les fêtes féeriques qu'elle organisait dans sa somptueuse demeure.

Fabergé aussi

Ce n'est pas tout, ayant épousé en troisièmes noces l'ambassadeur américain à Moscou, Joseph Davies, elle avait assemblé une unique collection d'œuvres d'art russes. Au total, environ 16 000 spécimens rares allant du sacré (icônes, calices, encensoirs, vêtements des officiants) à une centaine de créations de Fabergé, dont deux œufs ayant appartenu au tsar et une couronne incrustée de diamants portée par l'impératrice Alexandra le jour de ses noces avec Nicolas II. Marjorie M. Post est même arrivée à acquérir des porcelaines commandées par la Grande Catherine.

Elle a vécu dans la grandeur et l'opulence, usant et abusant de ses trésors. Dans cet environnement, entourée de 130 000 mètres carrés de jardins, bien sûr conçus par ses soins et où, comme à l'intérieur, tout devait être luxe et beauté, elle aimait à recevoir avec faste et raffinement. Si le Tout-Washington de l'époque était à ces rendez-vous, ses hôtes pouvaient être aussi ses voisins, parfois moins huppés. Sans compter qu'elle prêtait souvent son domaine pour des collectes de fond. Ce n'est pas sans raison qu'elle avait été surnommée « l'Impératrice américaine » et sa demeure devenue musée, « l'Ermitage de l'Ouest ».
Après son décès, ce legs, d'abord géré par ses enfants, est devenu l'incontournable Hillwood Museum, toujours fascinant parce qu'il est le miroir d'une vie à l'extravagance voulue et fort bien agencée. Que très peu ont vécue...


Pour mémoire

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« Joaillier des rois et roi des joailliers !  »

Tout récemment, le Grand Palais à Paris revisitait l'histoire de la maison Cartier, fleuron de la joaillerie française, à travers ses collections les plus emblématiques. Parmi ces dernières, les pièces commandées par Marjorie Merriweather Post (1887-1973), héritière d'un grand empire céréalier, grande collectionneuse d'art russe et français, et cliente la plus assidue de Cartier.Aujourd'hui, la dame s'invite dans son propre musée (auparavant sa demeure) situé dans la capitale fédérale américaine, Washington. À l'affiche du musée, une exposition intitulée « Cartier : les gemmes éblouissants de Marjorie Merriweather Post ». Ce sont de magnifiques parures et des objets, exécutés à sa demande par le célèbre joaillier français, qui témoignent de son style à la fois flamboyant et très raffiné, qu'elle avait...
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