Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Grande-Bretagne

Le nouveau carrosse d’Élisabeth II, un concentré d’histoire nationale

La souveraine a prononcé hier devant le Parlement son traditionnel « discours de la reine ».

Élisabeth II s’est rendue hier à la Chambre des Lords dans son nouveau carrosse, véritable machine à remonter le temps puisqu’il est composé d’une centaine de fragments de l’histoire britannique. Justin Tallis/AFP

La reine Élisabeth II s'est rendue hier à l'ouverture de la session parlementaire, à la Chambre des lords dans le quartier de Westminster, dans un tout nouveau carrosse, véritable machine à remonter le temps puisqu'il est composé d'une centaine de fragments de l'histoire britannique.
Avec huit ans de retard, la reine Élisabeth II a reçu en cadeau pour son 80e anniversaire une calèche royale d'une valeur de près de 3,5 millions d'euros. Confectionné par cinquante personnes en Australie, le carrosse nommé Diamond Jubilee a nécessité une dizaine d'années de travail. Plus de cent fragments de bâtiments, de bateaux et de reliques britanniques ont été utilisés pour la réalisation de cette calèche royale. La couronne placée sur le toit de la voiture, tirée par six chevaux, provient d'un élément du navire que commandait l'amiral Nelson à la bataille de Trafalgar en 1805. Ancienne porte du 10 Downing street, balle de mousquet datant de la bataille de Waterloo ou bien pièces provenant de la cathédrale Saint-Paul, de la tour de Londres, des universités d'Oxford et de Cambridge sont intégrées au nouveau carrosse.


« Je voulais créer quelque chose de vraiment spécial pour marquer le règne de la reine », a déclaré Jim Frecklington, l'homme qui a offert le carrosse à Élisabeth II. Âgé de 64 ans, cet artisan australien s'était occupé dans les années 1970 des chevaux de la reine. Il a confectionné sa première calèche royale en 1988, un présent offert à Élisabeth II par l'Australie. Mais cette fois-ci, Diamond Jubilee n'était pas une commande officielle. Manquant d'argent pour mener à bien son coûteux projet, Jim Frecklington a hypothéqué sa maison en Australie, a rapporté le Daily Telegraph.

 

Le malaise du page
Une vaste réforme des retraites et l'instauration d'une taxe sur les sacs plastiques figurent parmi la dizaine de projets de loi annoncés au Parlement dans le traditionnel « discours de la reine », son dernier avant les élections générales de 2015. Pour la deuxième année consécutive, le prince Charles et son épouse Camilla ont assisté au discours royal. La reine a également souligné le souci gouvernemental de « réduire les impôts pour accroître la sécurité financière » des Britanniques afin que le Royaume-Uni soit « la place la plus attractive pour faire des affaires ». Parmi les mesures sociales annoncées figure un projet de loi visant à lutter contre l'esclavage moderne et à renforcer l'aide aux victimes. En matière de politique étrangère, la reine a affirmé que son gouvernement « s'efforcera d'améliorer la situation humanitaire en Syrie, de réduire la violence et de promouvoir un accord politique. Le Royaume-Uni travaillera aussi pour que les relations entre l'Ukraine et la Russie soient stables ».


Peu avant la fin du discours, un bruit sourd s'est fait entendre dans la Chambre des lords. Il s'agissait de l'un des quatre pages de la reine, chargés notamment de porter sa traîne, qui s'est évanoui. Le garçon a été évacué du bâtiment parlementaire. « Il n'est plus inconscient et se porte bien », a rassuré un porte-parole du Parlement.
Le discours, très formel, de la reine est suivi d'un débat parlementaire l'après-midi, permettant au gouvernement d'entrer davantage dans les détails.

 

Lire aussi
Les finances de la reine Elizabeth II dans le collimateur des députés britanniques

Le palais de Buckingham cherche gouvernant pour faire couler les bains

Les corgis d'Elizabeth II s'inscrivent dans une longue histoire d'amour royal

La reine Élisabeth II s'est rendue hier à l'ouverture de la session parlementaire, à la Chambre des lords dans le quartier de Westminster, dans un tout nouveau carrosse, véritable machine à remonter le temps puisqu'il est composé d'une centaine de fragments de l'histoire britannique.Avec huit ans de retard, la reine Élisabeth II a reçu en cadeau pour son 80e anniversaire une calèche royale d'une valeur de près de 3,5 millions d'euros. Confectionné par cinquante personnes en Australie, le carrosse nommé Diamond Jubilee a nécessité une dizaine d'années de travail. Plus de cent fragments de bâtiments, de bateaux et de reliques britanniques ont été utilisés pour la réalisation de cette calèche royale. La couronne placée sur le toit de la voiture, tirée par six chevaux, provient d'un élément du navire que commandait...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut