Très impressionnants l’un et l’autre, les Espagnols Rafael Nadal (image de gauche) et David Ferrer ont confortablement pris place hier en quarts de finale de Roland-Garros, où ils se livreront à une répétition de la finale de l’an passé. Photos Kenzo Tribouillard et Pascal Guyot/AFP
Très impressionnants l'un et l'autre, les Espagnols Rafael Nadal et David Ferrer ont confortablement pris place hier en quarts de finale de Roland-Garros, où ils se livreront à une répétition de la finale de l'an passé. Voir les deux finalistes 2013 être à nouveau opposés cette année dès les quarts paraissait depuis quelques jours inéluctable, tant ils ont survolé leurs quatre premiers matches.
Nadal, n° 1 mondial et huit fois vainqueur à Paris, s'est promené hier (6-1, 6-2, 6-1), comme lors de ses rencontres précédentes, face au Serbe Dusan Lajovic, 83e mondial. Alors qu'on s'inquiétait pour lui après un printemps récompensé par un seul titre, à Madrid, le Majorquin a démontré qu'il serait encore une fois dur à déboulonner. Il a porté à 63 son total de victoires à Roland-Garros, pour une seule défaite, subie en 2009 face au Suédois Robin Söderling. Depuis le début de la semaine, Nadal n'a lâché que 23 jeux et n'a pas concédé le moindre set. Mais ce chiffre est à relativiser, car il n'a encore rencontré aucun joueur du top 50.
Ferrer, lui, a connu une première semaine presque aussi paisible. La tête de série n° 5 a concédé son premier set (6-3, 6-3, 6-7 (5/7), 6-1) face au Sud-Africain Kevin Anderson (n° 19). Le Valencien a longtemps nourri un fort complexe d'infériorité face à Nadal. L'an passé, pour la première finale de sa carrière en grand chelem, il avait été inhibé par l'enjeu. Nadal s'était montré implacable (6-3, 6-2, 6-3). Mais, même si ses statistiques contre Nadal sur terre battue (2 victoires, 17 défaites) ne portent guère à l'optimisme, Ferrer espère que les circonstances, différentes, mèneront cette fois-ci à un autre résultat. « Ce sera différent de la finale de l'an dernier », pense-t-il. « Le contexte, les conditions de jeu, le temps ne sont pas les mêmes. L'an passé, j'étais très nerveux. Je vais entrer sur le court en essayant de ne pas y repenser. »
Les enseignements de Monte-Carlo
Ferrer a tiré des enseignements et sûrement de la confiance de leur dernier affrontement en quarts à Monte-Carlo en avril, où il s'était imposé en deux sets (7-6, 6-4). Ce jour-là, il avait harcelé constamment Nadal sur son revers. Mais, malgré toute son endurance, il n'est pas sûr qu'il puisse reproduire ce genre d'effort sur un match en cinq sets. « Il faudra que je joue à la perfection pour essayer de le faire douter », a-t-il aussi jugé. « Néanmoins, si nous sommes tous les deux à 100 %, c'est lui qui gagnera. »
La précédente victoire de Ferrer sur le Majorquin sur terre battue remonte sinon à la première de leurs confrontations, à Stuttgart en 2004.
Le souvenir de cette défaite à Monte-Carlo ne devrait toutefois pas trop affecter Nadal. « Je pense que je suis un tout petit peu meilleur que je ne l'étais là-bas », a-t-il estimé. « Mais il joue très bien lui aussi », s'est-il empressé d'ajouter. « Il a très bien joué à Madrid, Rome et aussi ici. Il va aborder ce match en confiance. Ce sera difficile. Je sais que pour le battre, je dois très bien jouer. »
L'une des clés possibles de cette rencontre pourrait être l'état du dos de Nadal. Il avait avoué samedi avoir ressenti quelques douleurs la semaine passée, mais a refusé hier de s'appesantir plus avant sur le sujet.
Peu d'émotions
La journée d'hier a sinon offert peu de fortes émotions au public parisien.
Longtemps blessée, Andrea Petkovic a fait son retour en quart d'un grand chelem pour la première fois depuis 2011. L'Allemande (n° 28), ex-n° 9 mondiale en 2011, est revenue pour mettre fin (1-6, 6-2, 7-5) à l'aventure de la Néerlandaise Kiki Bertens (148e), issue des qualifications. Elle affrontera en quarts l'Italienne Sara Errani (n° 10), finaliste en 2012, qui a pris le meilleur (7-6 (7/5) 6-2) sur la Serbe Jelena Jankovic (7e). C'est la deuxième fois de sa carrière que Petkovic atteint ce stade de la compétition à Paris, après le quart disputé en 2011. Elle n'a en revanche encore jamais dépassé ce cap en grand chelem.
La Roumaine Simona Halep (n° 4) s'est aussi qualifiée (6-4, 6-3), aux dépens de l'Américaine Sloane Stephens (n° 15).
(Source : AFP)
Les résultats de la 9e journée
Simple messieurs (4e tour) :
Rafael Nadal (Esp/n° 1) bat Dusan Lajovic (Srb) 6-1, 6-2, 6-1
David Ferrer (Esp/n° 5) bat Kevin Anderson (Rsa/n° 19) 6-3, 6-3, 6-7 (5/7), 6-1.
Simple dames (4e tour) :
Simona Halep (Rom/n° 4) bat Sloane Stephens (É-U/n° 15) 6-4, 6-3
Sara Errani (Ita/n° 10) bat Jelena Jankovic (Srb/n° 6) 7-6 (7/5), 6-2
Andrea Petkovic (All/n° 28) bat Kiki Bertens (P-B) 1-6, 6-2, 7-5.


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