Mme Salwa Nacouzi, directrice régionale de l’AUF Bureau Moyen-Orient.
Le projet, coordonné par le Bureau Moyen-Orient de l'AUF, vise à répondre, par l'innovation pédagogique, aux problèmes de la formation, dans un contexte de massification et d'employabilité des jeunes diplômés en formation initiale. Il se propose également de trouver des réponses aux enjeux de la formation tout au long de la vie ainsi qu'à la reconversion des actifs en reprise d'étude. Il est né des problématiques rencontrées lors des activités menées dans le cadre du Tempus OIPULES, Orientation et insertion professionnelle dans les universités du Liban, d'Égypte et de Syrie. En effet, « le travail sur les formations a permis de constater rapidement la nécessité d'innover pédagogiquement, de se rapprocher du monde du travail dans un partenariat étroit universités-entreprises, dans un souci de reconnaissance mutuelle des compétences qu'elles assurent », souligne Mme Salwa Nacouzi, directrice régionale du Bureau Moyen-Orient de l'AUF.
Tempus ADIP, qui a été retenu par la Commission européenne pour un financement de près de 1,4 million d'euros sur trois ans dans le cadre de l'appel à proposition Tempus IV, regroupe onze établissements d'enseignement supérieur partenaires du Moyen-Orient, sept au Liban et quatre en Égypte. Au Liban, les établissements d'enseignement supérieur partenaires sont l'Institut supérieur des sciences appliquées et économiques ISSAE CNAM Liban (UL), l'Université arabe ouverte, l'Universités des arts, des sciences et de technologie, l'Université de Balamand, l'Université Notre-Dame, l'Université Saint-Esprit de Kaslik et l'Université Saint-Joseph. Les ministères chargés de l'enseignement supérieur et les Chambres de commerce du Liban et d'Égypte sont également impliqués dans ce projet qui compte des partenaires européens en France, en Roumanie et en Belgique.
Changements structurels et modernisation
L'approche intégrée et globale du projet, qui rassemble entreprises, ministères et universités, devrait garantir des changements structurels nécessaires à la modernisation de l'enseignement supérieur en renforçant sa mission d'insertion et d'accès à l'éducation pour tous. Elle permettra de créer des liens pérennes avec les entreprises et d'envisager une reconnaissance mutuelle d'acquisition de compétences sous la supervision de l'État qui pourra, par la loi et les chartes de bonnes pratiques, être le garant de la qualité. « Nous espérons avec ces deux projets (OIPULES et ADIP) compléter un processus pédagogique entier, de la formation d'enseignants à la mise en ligne de cours à partir d'une approche par compétence et l'espoir d'une législation favorable aux formations ouvertes et à distance (FOAD) ainsi que la collaboration avec le monde du travail dans l'espoir de faire entrer dans la tradition académique et professionnelle la formation tout au long de la vie », poursuit Mme Nacouzi.
Représentant le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, le directeur général de l'Enseignement supérieur au Liban, M. Ahmad Jammal, a insisté dans son discours sur l'importance du partenariat avec l'Union européenne. « Grâce à notre collaboration avec l'Union européenne et aux projets Tempus, nous avons pu améliorer la coopération d'une part entre les universités libanaises et d'autre part entre les universités libanaises et européennes. Nous avons pu également assurer des trainings et un soutien dans plusieurs domaines tels que la création de nouveaux programmes et la formation d'experts en évaluation et assurance qualité. »


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