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Économie - Liban - Rapport

BMI : les dépôts bancaires, amortisseur en cas de choc économique

Le BMI estime qu'une augmentation des impôts sur les dépôts bancaires de 5 % à 7 % constituait un véritable risque pour la rentabilité des banques, en plein débat sur la nouvelle grille des salaires.

Selon Business Monitor International, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, « la résilience des dépôts bancaires et le modèle de gestion conservateur pratiqué par la Banque du Liban (BDL) constituent un véritable amortisseur en cas de choc économique et garantissent la stabilité du secteur en 2014. »
Le BMI a prévu une augmentation des actifs du secteur bancaire de 9 % en 2014 et de 9,5 % en 2015 contre un taux de 8,5 % en 2013. Toujours selon les mêmes sources, les dépôts bancaires devraient connaître une augmentation en 2014, boostés par les transferts d'émigrés de la diaspora libanaise, tandis que les dépôts des résidents devraient connaître une hausse modérée.
L'institution a en outre estimé à 9,5 % l'augmentation des prêts des banques au secteur privé en 2014 et à 10 % en 2015 contre un taux de 9,7 % en 2013. Le BMI a considéré que les banques disposaient de liquidités importantes et d'un effet de levier relativement faible, leur permettant d'étendre leurs crédits cette année.
Ainsi, selon BMI, les banques opérant au Liban devraient être capables de continuer à accorder des prêts dans les trimestres à venir du fait de la faiblesse de leur ratio de crédits non performants qui s'est maintenu à 3,4 % fin 2013. « Cependant, l'environnement d'exploitation demeure toujours aussi difficile, ajoute BMI, et les risques sur les marchés étrangers où les banques libanaises opèrent devraient peser sur la croissance des prêts cette année. »
Par ailleurs, BMI a précisé que la rentabilité des banques ne devrait augmenter que « modestement » en 2014, et ce en raison de la situation économique morose et de l'instabilité politico-sécuritaire ambiante tout comme la politique conservatrice des banques en matière de prise de risque.
BMI a indiqué que le plan du gouvernement visant à augmenter les taxes sur les revenus des dépôts bancaires de 5 à 7 % et celui de hausser les taxes sur les profits bancaires constituaient de véritables risques pour la rentabilité.
En parallèle, BMI a considéré que l'exposition des banques à la dette souveraine représente une faiblesse, étant donné qu'une intensification de l'instabilité politique renforcerait encore le risque souverain. BMI a conclu en rappelant que la résilience du système bancaire libanais limiterait la possibilité d'une crise souveraine, tandis que les dépôts bancaires agiraient comme un amortisseur contre un éventuel choc financier.
Rappelons que les institutions bancaires se sont mises en grève le mois dernier pour protester contre la hausse des impôts sur les dépôts bancaires de 5 % à 7 %. « Sans réformes et soutenue par des moyens de financements précaires, la loi sur la grille des salaires va plonger le pays dans la ruine et ravager le secteur bancaire », avait insisté le président de l'Association des banques du Liban (ABL) François Bassil, dans une entrevue accordée à l'agence al-Markaziya. « Le secteur bancaire libanais, pilier de sécurité de l'économie, est le premier à payer l'impôt sur le revenu et à régler ses dettes envers le Trésor », avait-il ajouté.

Selon Business Monitor International, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, « la résilience des dépôts bancaires et le modèle de gestion conservateur pratiqué par la Banque du Liban (BDL) constituent un véritable amortisseur en cas de choc économique et garantissent la stabilité du secteur en 2014. »Le BMI a prévu une augmentation des actifs du secteur bancaire de 9 % en 2014 et de 9,5 % en 2015 contre un taux de 8,5 % en 2013. Toujours selon les mêmes sources, les dépôts bancaires devraient connaître une augmentation en 2014, boostés par les transferts d'émigrés de la diaspora libanaise, tandis que les dépôts des résidents devraient connaître une hausse modérée.L'institution a en outre estimé à 9,5 % l'augmentation des prêts des banques au secteur privé en 2014 et à 10 % en 2015 contre un...
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