L'ancien ministre Nazem el-Khoury, conseiller politique du président de la République, Michel Sleiman, estime que le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, n'est pas un candidat d'entente à l'élection présidentielle et impute aux leaders maronites la responsabilité de l'impasse dans le processus électoral.
« Je ne pense pas que Aoun soit un candidat d'entente, affirme M. Khoury dans une interview que publie aujourd'hui notre confrère al-Liwa.' » « Se fixer sur l'équation "moi ou personne" conduirait à l'impasse, pas à la présidence de la République », souligne ce proche collaborateur du chef de l'État. Pour lui, « ce sont les pôles maronites, et non pas les musulmans, qui assument la responsabilité de la crise présidentielle du fait de l'absence d'accord entre eux ».
Dressant un bilan du mandat du président Sleiman, M. Khoury souligne que ce dernier « n'a pas été faible » et qu'il a « refusé d'être un faux témoin dans l'affaire de la transgression par le Hezbollah des frontières libanaises pour prendre part aux combats en Syrie ». « C'est le Hezbollah lui-même qui a mis fin au triptyque "armée-peuple-résistance" en allant combattre en Syrie, prenant de ce fait le contre-pied des orientations de l'État, de son armée et de son gouvernement », dit-il.
« La résistance devrait se rendre compte que c'est elle qui fait partie de la politique du Liban et que ce n'est pas le Liban qui fait partie de sa politique », ajoute-t-il, affirmant qu'il n'y a « aucune justification acceptable » à son aventure syrienne et que celle-ci fait d'elle « une autre Tsahal (armée de défense israélienne) ».
Liban
Nazem el-Khoury : Aoun n’est pas un candidat d’entente
OLJ / le 19 mai 2014 à 00h00


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