Attendu en hausse de 0,4 % t/t au T1 (après 0'2 % au T4 2013), le PIB de la zone euro confirmera l'accélération de la reprise. Les indices de climat des affaires laissent même espérer une surprise positive. Des disparités entre pays persistent mais, à la différence du passé récent, la différenciation ne se fait plus clairement selon une fracture cœur-périphérie. L'Allemagne va connaître une forte croissance au T1 (0,7 %) du fait de la bonne tenue de la production industrielle et d'un temps clément qui a favorisé la construction. Mais l'Espagne a également été dynamique au T1 (0,4 % t/t). À l'opposé, les économies françaises et italiennes sont poussives avec des chiffres de croissances attendus à 0,1 % et 0,2 % respectivement. En France, les données de consommation et de la production industrielle ont déçu au T1, à cause de diverses mesures fiscales au 1er janvier (hausse de TVA) et de l'incertitude autour du « pacte de responsabilité ». Une surprise baissière n'est pas à exclure. L'Italie devrait surtout confirmer sa sortie de récession avec une croissance positive pour le deuxième trimestre d'affilée et la progression récente des indices de confiance autorise un certain optimisme pour la suite de l'année.

