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Économie - Liban

Grille des salaires : on ne lâchera rien, assure le CCS

Sit-in des fonctionnaires hier devant le Sérail de Tripoli.

« La grille doit être approuvée avec une hausse de 121 %, sans échelonnement aucun et avec un effet rétroactif à partir du 1er juillet 2012 », a martelé hier le président du Comité de coordination syndicale (CCS), Hanna Gharib, au cours d'un sit-in devant le ministère des Affaires sociales. « Nous avons déjà renoncé à l'effet rétroactif des 18 dernières années durant lesquelles le secteur public n'a obtenu aucune majoration relative à la hausse des prix. Désormais nous ne reculerons plus devant rien », a-t-il ajouté. S'adressant au président de la Chambre, Nabih Berry, il lui a demandé d'organiser des réunions quotidiennes afin que le projet de loi sur la grille des salaires des fonctionnaires puisse être approuvé par le Parlement avant le 25 mai. M. Gharib a appelé tous les fonctionnaires et enseignants à participer à la grande manifestation prévue demain place Riad el-Solh, jour de la session parlementaire prévue pour présenter le rapport de la sous-commission parlementaire en charge de l'étude de la grille des salaires.


De son côté, le président de la Ligue des fonctionnaires des administrations publiques, Mahmoud Haïdar, a assuré que « la manifestation de mercredi rassemblera plus de 100 000 personnes », appelant « tous les citoyens et parents d'élèves » à y participer.


Le CCS avait appelé mercredi dernier à une grève du secteur public d'une semaine, suivie en grande partie sur l'ensemble du territoire libanais. Les fonctionnaires du ministère des Finances ont de leur côté annoncé leur participation à un rassemblement aujourd'hui à 10 heures devant le bâtiment de la TVA, suivi d'une marche en direction du rond-point du Palais de justice, Sodeco, la corniche du Fleuve, l'avenue Sami Solh et l'autostrade Émile Lahoud.

 

(Pour mémoire : Au Liban, le corps enseignant au bout du rouleau)

 

La guerre des chiffres se poursuit
La Ligue des enseignants du secondaire s'est réunie hier pour discuter du rapport de la sous-commission parlementaire présidée par le député Georges Adwan et en charge du dossier de la grille des salaires. « Ce rapport dépasse toutes les lignes rouges et sabote tous nos droits et acquis », a indiqué le communiqué de la Ligue.
Parmi les principales modifications, il était question de rabaisser le montant de la grille de 2 400 milliards à 1 800 milliards de livres. De son côté, M. Adwan a indiqué que la sous-commission parlementaire œuvrait à faire voter la grille par le Parlement sans plus tarder. « Nous irons mercredi au Parlement afin de voter la grille des salaires, tout en préservant les équilibres », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre entre la sous-commission en question et le ministre des Finances Ali Hassan Khalil. « Tout ce qui est payé aux fonctionnaires vient de l'argent public. Ainsi, l'équilibre auquel nous œuvrons concerne tout le monde », a souligné le député. Le ministre des Finances a pour sa part mis l'accent sur les efforts sérieux requis pour aboutir à une solution, affirmant qu'une étude approfondie de la question a déjà été achevée, levant le voile sur toute confusion possible.

 

(Pour mémoire : Grille des salaires : entre bras de fer et dialogue de sourds)


Toujours sur le même dossier, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), le député Walid Joumblatt, a estimé que la hausse des salaires dans le secteur public et dans les écoles devrait s'effectuer de manière à prendre en considération la situation économique fragile du Liban. M. Joumblatt a souligné que les demandes du CCS ne devraient pas porter préjudice aux finances de l'État. Même son de cloche du côté des organisations internationales qui ne cessent, depuis des mois, de mettre en garde le Liban contre les conséquences négatives que pourrait avoir la grille des salaires sur l'économie et les finances du pays.
« L'économie libanaise continue de faire preuve de résilience par miracle malgré les nombreuses crises que le pays traverse. Il est nécessaire de conserver ce miracle le plus longtemps possible », a rapporté le quotidien al-Hayat, citant des sources de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI).

 

Pour mémoire

Quand l'économie s'invite dans la course présidentielle, l'éclairage de Philippe Abi-Akl

« La grille doit être approuvée avec une hausse de 121 %, sans échelonnement aucun et avec un effet rétroactif à partir du 1er juillet 2012 », a martelé hier le président du Comité de coordination syndicale (CCS), Hanna Gharib, au cours d'un sit-in devant le ministère des Affaires sociales. « Nous avons déjà renoncé à l'effet rétroactif des 18 dernières années durant lesquelles le secteur public n'a obtenu aucune majoration relative à la hausse des prix. Désormais nous ne reculerons plus devant rien », a-t-il ajouté. S'adressant au président de la Chambre, Nabih Berry, il lui a demandé d'organiser des réunions quotidiennes afin que le projet de loi sur la grille des salaires des fonctionnaires puisse être approuvé par le Parlement avant le 25 mai. M. Gharib a appelé tous les fonctionnaires et enseignants...
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