Quoi qu’on en dise, au moment ou Red Bull sera compétitive, Hamilton aura déjà plié la saison 2014-2015 de formule 1... La Mercedes est trop forte pour ses concurrentes qui ont besoin de beaucoup de temps pour refaire leur retard... Josep Lago/AFP.
Le Grand Prix d'Espagne de formule 1, ce week-end en Catalogne, a servi de bande-annonce au grand duel qui va bientôt commencer sur tous les circuits du monde, entre Mercedes-AMG, fer de lance de la marque à l'étoile, et Red Bull Racing, porte-drapeau du géant de la boisson énergétique.
Alors que se profile dans une dizaine de jours un GP de Monaco plus « glamour » que jamais, avec son cortège de VIP et de donzelles en talons aiguilles, en plein Festival de Cannes, le choc de titans qui est en train de se préparer au sommet de la F1 a tout pour séduire les amateurs de cinéma, de boxe, et même de sport auto.
D'un côté, Red Bull et son fondateur autrichien Dietrich Mateschitz, grand amateur de sports extrêmes, de sauts dans l'espace et records en tout genre, qui domine la F1 depuis quatre saisons, en raflant tout ce qui passe : titres mondiaux (8), victoires, pole positions et retombées dans les médias, grâce notamment à Sebastian Vettel et aux moteurs Renault.
Face à l'écurie austro-anglaise, basée à Milton Keynes, un autre poids lourd à forte dominante anglo-saxonne, basé à Brackley (châssis) et Brickworth (moteurs), monte en puissance : Mercedes-AMG (ex-Brawn GP et Honda F1) vient d'enchaîner cinq victoires (et quatre doublés) en cinq manches. « C'est bien que notre équipe commence à toucher les fruits de son travail ces dernières années », a dit Nico Rosberg. « Nous sommes en train de construire la meilleure équipe de F1 et nous voulons continuer à creuser l'écart sur les autres », a poursuivi Nico. « Je n'ai jamais eu une voiture aussi bonne » et « je n'aurais jamais pensé finir avec 50 secondes d'avance sur les Red Bull », avait dit Hamilton quelques minutes plus tôt, sur le podium, dans l'euphorie de sa 26e victoire en F1.
Vettel veut leur en donner pour leur argent
C'est en creusant un écart « kolossal », à raison d'une seconde au tour en moyenne, que Mercedes a encore frappé un grand coup à Barcelone, là où les progrès du moteur Renault et l'aérodynamique très aboutie des Red Bull, grâce au coup de crayon d'Adrian Newey, auraient dû permettre aux hommes de Christian Horner de limiter les dégâts.
Cela n'a pas été le cas, mais ce n'est que partie remise, car le compte en banque de Mateschitz est bien rempli et la limitation des budgets en F1 n'est plus du tout à l'ordre du jour.
Et comme Mercedes-AMG, dirigée par deux Autrichiens, Niki Lauda et Toto Wolff, a vraiment les moyens financiers et humains de ses ambitions, ça peut devenir très intéressant.
« Mercedes est très fort, ils ont un moteur phénoménal, deux très bons pilotes et une très bonne voiture. Ils ont mieux travaillé que nous cet hiver et ils méritent d'être à ce niveau. On va essayer de les rattraper et de leur en donner pour leur argent, le plus tôt possible », a résumé Vettel, dopé par une remontée extraordinaire de la 15e à la 4e place. La formule 1 est en train de changer, à tous les niveaux, et le quadruple champion du monde allemand s'en est rendu compte dès vendredi : quand il a quitté sa Red Bull en panne sur le circuit de Catalogne, il a été applaudi et même encouragé par les fans, tous des grands amateurs de sport. Car il est aujourd'hui la seule alternative crédible à la domination des Flèches d'Argent. « C'est comme en Liga, il y a le Real Madrid et le FC Barcelone qui jouent le titre, et nous on joue des matches », a dit un Fernando Alonso désabusé dans le paddock de Montmelo, après sa 6e place à une minute et demie d'Hamilton. La dernière chance de Ferrari, et même son rêve de moins en moins secret, c'est recruter Adrian Newey. Très flatté par l'intérêt de la Scuderia, il n'a pas encore dit non.
(Source : AFP)


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