Un homme portant un enfant blessé dans le raid aérien contre la ville d'Alep. KHALED KHATIB/AFP
Au moins 33 personnes ont été tuées jeudi dans un raid aérien des forces du régime de Bachar el-Assad contre un quartier tenu par des rebelles à Alep, dans le nord du pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Plusieurs personnes ont été également blessées dans l'attaque qui a visé le marché du quartier de Halak, dans le nord-est d'Alep, a précisé cette organisation qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.
Les quartiers d'Alep tenus par les rebelles font l'objet depuis la mi-décembre d'une offensive des forces du régime qui veulent reprendre le contrôle de l'ex-capitale économique de la Syrie.
"Un chasseur syrien a tiré un missile sur le quartier (Halak) et quelques minutes plus tard, il en a tiré un autre", a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
Le Centre des médias d'Alep, géré par des militants locaux, a indiqué que "deux bâtiments résidentiels" avaient été détruits et que plusieurs magasins avaient pris feu.
Une vidéo mise en ligne sur YouTube par des militants, mais dont l'authenticité ne pouvait pas être établie dans l'immédiat, montre une ambulance tentant de se frayer un passage à travers les gravats.
Des jeunes transportent le corps d'un homme alors que d'autres sont à la recherche de victimes dans les décombres. Un homme crie "Allah akbar" alors qu'il ramasse des morceaux de corps et les enveloppe dans des bouts de tissu.
Mercredi, au moins 10 enfants et 8 adultes avaient été tués dans des raids similaires sur une école du quartier d'Ansari, toujours à Alep, selon l'OSDH. Depuis décembre, ces bombardements contre Alep et sa province, régulièrement menés par des hélicoptères à l'aide de barils d'explosifs, ont fait des centaines de morts.
L'ONG Human Rights Watch a accusé mardi le régime de mener "sans discernement" ces bombardements dans la province d'Alep, qui touchent régulièrement des civils.
(Lire aussi : À un mois de la présidentielle, la violence redouble en Syrie)
Parallèlement, sur le plan politique, le délai pour le dépôt de candidatures pour la présidentielle syrienne du 3 juin a expiré jeudi, avec 24 postulants au total, dont le président Assad qui devrait sans surprise remporter ce scrutin controversé.
L'élection se déroulera uniquement dans les territoires contrôlés par le régime et a d'ores et déjà été qualifiée de "farce" par l'opposition et des pays occidentaux.
Le président de la Cour constitutionnelle suprême, Adnane Zreik, a annoncé la clôture du délai du dépôt de candidatures. La Cour suprême a jusqu'au 6 mai pour décider qui parmi ces 24 candidats est éligible.
Il s'agit théoriquement de la première élection présidentielle depuis plus d'un demi-siècle. M. Assad et son père Hafez, qui avait dirigé la Syrie d'une main de fer de 1970 à 2000, ont été nommés à l'issue de référendums. Mais à terme, il ne restera en lice que deux candidats face à Bachar el-Assad, car la loi électorale précise que les postulants doivent obtenir la signature de 35 députés. Or il n'y a que 89 députés "indépendants" sur les 250 parlementaires, 161 appartenant au parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle.
A part le président syrien, les candidats, dont deux femmes et un chrétien, sont peu connus du public.
Les autorités ont interdit de voter aux réfugiés sortis illégalement du pays, selon la commission électorale.
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LES ABRUTIS COMPLOTEURS, POURVOYEURS, FINANCIERS S'ABRUTISSENT DE PLUS EN PLUS....ET LE PEUPLE SYRIEN SE VOIT ÉGORGER ET MOURIR PAR LEURS FAUTES TOUS LES JOURS.
17 h 54, le 02 mai 2014