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Syrie : des dizaines de tués dans des combats dans le sud

Conflit

La France aurait versé 18 M USD pour la libération des journalistes otages.

OLJ/AFP
26/04/2014

Plus de 88 soldats et rebelles ont été tués en deux jours dans des combats dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, déchirée par une guerre sanglante.

Les rebelles tentent de s'emparer de plusieurs collines dans cette région --berceau de la révolte contre le régime en mars 2011 qui s'est transformée en guerre civile-- afin de relier leur bastion de Deraa à la région voisine de Qouneitra, également dans le Sud.

"Ces combats ont tué (jeudi et vendredi) 43 soldats et 45 rebelles du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et d'autres brigades", a déclaré samedi à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Les combats violents se poursuivaient samedi dans le périmètre d'une colline stratégique, Tal al-Jabié, prise jeudi par les rebelles.

Les forces gouvernementales menaient une contre-offensive pour la récupérer, pilonnant cette colline à l'artillerie lourde et par hélicoptères, le principal atout de l'armée face aux rebelles, faiblement équipés. Les rebelles tentaient parallèlement de s'emparer d'une autre colline, Tal-Joumouu, à cinq km de Tal al-Jabié.

Dans le conflit qui ravage le pays depuis trois ans, aucun belligérant ne semble capable de prendre le dessus, malgré de récentes avancées de l'armée.

Dans la ville de Homs (centre), où plus d'un millier de combattants sont retranchés dans une poignée de quartiers rebelles, les combats continuaient de faire rage aux alentours de la Vieille ville, fief des insurgés depuis deux ans.

Et à Alep (nord), l'armée de l'air a encore largué des barils d'explosifs sur des secteurs rebelles, comme elle fait quotidiennement depuis des mois, au prix de centaines de morts selon l'OSDH, malgré les condamnations internationales.

En dépit des violences, qui ne montrent aucun signe d'essoufflement, le régime se prépare à organiser une élection présidentielle le 3 juin, qui doit aboutir sans surprise à la réélection de Bachar el-Assad, un scrutin d'ores et déjà qualifié de "parodie de la démocratie" par l'opposition et les pays occidentaux.

 

Versement d'une rancon ?
Parallèlement, l'hebdomadaire allemand Focus a assuré samedi que la France a versé 18 millions de dollars pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière, affirmation "catégoriquement" démentie par Paris.

Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'Otan à Bruxelles. Selon des experts de l'Otan, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

La cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter à l'AFP un démenti à ces affirmations.
"Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l'hebdomadaire cité et réitère la position de la France sur la question des libérations d'otages telle que Laurent Fabius l'avait rappelée samedi dernier", a affirmé cette source.

A l'occasion de la libération le week-end dernier de quatre journalistes français après dix mois de captivité en Syrie, le ministre des Affaires étrangères avait rappelé le credo de Paris, à savoir que "l'Etat français ne paie pas de rançons". "C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait lui-même insisté le chef de l'Etat François Hollande.

Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

Ils ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est).

 

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FAKHOURI

un pays en ruine
plus de 150.000 morts
une population d'environ 4 millions de syriens qui ont quitté le pays 22,4 millions de syriens
Un assassin qui va s'auto élire
et malheureusement va encore durer des années
Poutine le dur face à Obama le mou ... aucune chance que la guerre s'arrête
18 millions de dollars pour 4 vies humaines, c'est peu payer face aux milliards engloutis en armement
Une vie humaine n'a pas de prix
L'être humain est devenu le plus prédateur de tous les prédateurs de la terre

M.V.

Les socialistes français sont toujours généreux ..avec l'argent des autres...18 M de USD pour 3 journaliste et demi ...ca fait cher le journalistes ...De l'Afrique au M.O , la capture de français demeure un bon business...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Dans touuus les cas, ces Sains Syriens vont finir par essuyer le Sol syrien Saint avec cet aSSadiot bääSSyrien.

ACE-AN-NAS

On explique pas en details ce que les otages ont declare a leur arrivee . Les ravisseurs avaient confie aux francais mercenaires le soin de servir de geoliers a ces journalistes , que les francais geoliers etaient arrives sur place par une bienveillance de l'etat francais de hollandouille qui savait depuis qu 'il a ete mis en place a la presidence du pays que ce trafic existait, puisqu'il avait declare tel un complice de cette situation que ces salafistes francais etaient des combattants de la liberte , etant donne qu'ils combattaient Bashar a qui la France fait la guerre par d'autres moyens . Mais ce qu'on ne dit pas , c'est qu'au lieu de voir le complot finir en 6 mois ou 1 an , celui ci s'est prolonge jusqu'a ce jour et forcement , les consequences ne sont que plus desastreuses pour cette hollandouille, qui neanmoins fournit en armes la source meme de ces salafistes francais , la binsaoudie. Comme quoi s'aligner sur le sionisme devenu socle de la politique francaise, n'apporte pas que les bons resultats escomptees.

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