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Économie

Déficit fédéral US au-dessous de 3 % du PIB

Depuis que les élections de mi-mandat de 2010 ont donné aux républicains une majorité à la Chambre des représentants, l'environnement macro a été fréquemment pollué par le débat budgétaire. C'était un prétexte pour évaluer les rapports de force entre la Chambre, le Sénat et le président. À deux moments, en 2011 et 2013, la possibilité d'un défaut sur la dette a été évoquée jusqu'à la dernière minute et, à l'automne dernier, une bonne partie des services fédéraux a dû fermer pendant près de trois semaines. Depuis lors, la raison a prévalu. Un accord a été trouvé pour fixer les niveaux de dépenses du gouvernement et pour relever le plafond de la dette jusqu'en mars 2015. La politique budgétaire n'est plus du tout anxiogène.
En mars 2013 (milieu de l'exécution de l'année fiscale), le déficit du budget fédéral s'élève à 493Md$ sur les douze derniers mois, soit 2,9 % du PIB. Ce sont des chiffres inégalés depuis 2008. Ce résultat traduit une restriction des dépenses, mais plus encore, une hausse des recettes. Outre la hausse d'impôt au début 2013, la reprise économique élargit la base fiscale. Le Congressional Budget Office (CBO) estimait il y a peu que l'année fiscale se solderait sur un déficit de 3 % du PIB, mais le résultat pourrait être meilleur. L'effort budgétaire est le plus important sur la période d'après-guerre et a stabilisé le ratio dette/PIB à moyen terme. Ainsi, le CBO estime que la dette brute devrait rester constante autour de 100 % du PIB au cours des dix prochaines années.
Ce resserrement fiscal a pesé sur la croissance. Selon le FMI, l'effort est estimé à cinq points du PIB hors effets du cycle. Si le multiplicateur est de 1, une hypothèse raisonnable, cela expliquerait la perte de près d'un point de croissance par an. Au lieu d'être en moyenne autour de 2 % postcrise, celle-ci aurait été de plus de 3 % sans cela. La bonne nouvelle est que la politique budgétaire cesse d'être restrictive. La mauvaise est que les batailles politiques pourraient reprendre après les élections de novembre prochain, surtout si les républicains regagnent la majorité au Sénat et contrôlent tout le Congrès. Toutefois, avec un déficit réduit et une dette stabilisée, il y a moins de raison de déterrer la hache de guerre budgétaire.

Depuis que les élections de mi-mandat de 2010 ont donné aux républicains une majorité à la Chambre des représentants, l'environnement macro a été fréquemment pollué par le débat budgétaire. C'était un prétexte pour évaluer les rapports de force entre la Chambre, le Sénat et le président. À deux moments, en 2011 et 2013, la possibilité d'un défaut sur la dette a été évoquée jusqu'à la dernière minute et, à l'automne dernier, une bonne partie des services fédéraux a dû fermer pendant près de trois semaines. Depuis lors, la raison a prévalu. Un accord a été trouvé pour fixer les niveaux de dépenses du gouvernement et pour relever le plafond de la dette jusqu'en mars 2015. La politique budgétaire n'est plus du tout anxiogène.En mars 2013 (milieu de l'exécution de l'année fiscale), le déficit du budget...
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