Rechercher
Rechercher

Campus - Libre Cours

Christelle Saber, une Libanaise qui brille en France

Christelle Saber devant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris.

L'ingénieure électromécanique, diplômée de l'École supérieure d'ingénieurs de Beyrouth (ESIB-USJ), vient d'entamer sa première année de thèse Cifre chez Renault, en collaboration avec le laboratoire de recherche en sciences appliquées Satie à l'École normale supérieure de Cachan. Au cours de sa thèse de trois ans, la jeune doctorante mènera des travaux de recherche sur la compatibilité électromagnétique dans le chargeur embarqué des véhicules électriques, et cela en étant rémunérée par le constructeur automobile français.
« Avec l'accroissement du taux de CO2 et l'augmentation de la conscience écologique, le secteur automobile doit évoluer afin de rendre compte de sa contribution aux problèmes environnementaux », explique Christelle avant de poursuivre : « La question de mobilité et de développement durable – même si elle ne se pose pas actuellement au Liban –, une fois bien enracinée dans les pays développés, trouvera certainement son impact au pays du Cèdre. Il s'agit donc d'être pionnier et de se préparer au jour où l'électricité dans notre pays permettra une telle aventure. »
La Libanaise de 24 ans, qui a à son actif un parcours universitaire riche et jalonné de succès, a obtenu en décembre dernier un master « Mobilité et véhicules électriques » (MVE), diplôme de recherche professionnalisant créé en 2010 à l'initiative de Renault et de l'Institut des sciences et technologies Paris-Tech. Une formation de quinze mois, entre Paris et Lille, qu'elle intègre grâce à une bourse obtenue en 2012, et dont elle sort major de promotion parmi des étudiants venus des quatre coins du monde. « Ce master m'a introduit à tout un monde de possibilités professionnelles, culturelles et humaines », se félicite l'ambitieuse jeune femme qui a, dans le cadre de ce master, fréquenté quatre grandes écoles de France, mené un projet de recherche dans un laboratoire français et effectué cinq mois de mission professionnelle en entreprise. « Ma formation de base à l'ESIB était assez complète ; elle m'a donné un bagage technique irréprochable. C'est grâce à mes connaissances acquises et à ma persévérance que j'ai pu obtenir de très bons résultats », estime-t-elle.

Un parcours exemplaire
Son bac, elle l'obtient en 2007 avec la mention très bien. Elle est admise à l'ESIB sur dossier. Et avant de terminer sa formation en ingénierie électromécanique, elle commence, alors qu'elle est en 5e année d'études, un master de recherche en génie électrique. Christelle complète avec brio ses études dans les deux filières et est diplômée major de promotion dans les deux spécialisations.
Ambitieuse, persévérante et déterminée, l'ingénieure, qui confie « chercher continuellement à se lancer des défis dans sa vie étudiante et professionnelle », poursuit les objectifs qu'elle s'est fixés avec ténacité. « Je suis une optimiste dans la vie et j'essaye de tirer l'aspect positif des situations auxquelles je me trouve confrontée », confie-t-elle. Et de préciser : « Je crois fermement que les femmes, si elles arrivent à exploiter leur véritable potentiel, sont capables de réaliser toutes leurs ambitions. »
Christelle est consciente des « opportunités et des vastes domaines inexistants au Liban – dont le secteur industriel reste peu développé – qu'apporte la vie professionnelle en France » à un ingénieur. Et bien qu'elle aspire continuellement à retourner au Liban, elle déplore « que l'on ne retrouve ses ambitions et ses compétences valorisées qu'à l'extérieur ».
Son dernier mot aux jeunes étudiants libanais ? « Aux filles et aux garçons, je dis : osez rêver large même si parfois votre avenir professionnel ne semble pas évident. Votre volonté et votre effort personnel seront éventuellement récompensés. »

L'ingénieure électromécanique, diplômée de l'École supérieure d'ingénieurs de Beyrouth (ESIB-USJ), vient d'entamer sa première année de thèse Cifre chez Renault, en collaboration avec le laboratoire de recherche en sciences appliquées Satie à l'École normale supérieure de Cachan. Au cours de sa thèse de trois ans, la jeune doctorante mènera des travaux de recherche sur la compatibilité électromagnétique dans le chargeur embarqué des véhicules électriques, et cela en étant rémunérée par le constructeur automobile français.« Avec l'accroissement du taux de CO2 et l'augmentation de la conscience écologique, le secteur automobile doit évoluer afin de rendre compte de sa contribution aux problèmes environnementaux », explique Christelle avant de poursuivre : « La question de mobilité et de développement...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut