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Moyen Orient et Monde - France

La succession de Jean-Louis Borloo, un casse-tête pour les centristes

Jean-Louis Borloo jouait souvent le rôle « d’amortisseur ». Il avait en effet réussi à réunir dans la même formation différentes obédiences centristes. Charles Platiau/Reuters

Le retrait politique de Jean-Louis Borloo pour raisons de santé est un coup dur pour son parti, l'UDI, à quelques semaines du scrutin crucial des européennes et alors qu'un rapprochement a été initié il y a quelques mois avec le président du MoDem, François Bayrou.
« Dans les temps difficiles que traverse notre pays, nous avons conscience du devoir et des responsabilités qui pèsent sur les dirigeants de la 3e famille politique de France », ont écrit dimanche soir de concert trois députés UDI, Yves Jégo, Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin. M. Jégo a de nouveau assuré hier matin que M. Borloo allait « de mieux en mieux », mais qu'il en avait « pour plusieurs mois », après sa pneumonie et « le choc septique » survenu fin janvier. « Il faut aller de l'avant et, au-delà de lui, construire une offre politique et gagner les élections européennes », a-t-il ajouté.
« Nous avons le devoir de continuer l'œuvre de Jean-Louis Borloo à travers la construction d'un centre-droit que j'aimerais encore conquérant », a pour sa part lancé Rama Yade, transfuge de l'UMP. M. Morin, le président du Nouveau Centre, expliquait récemment que M. Borloo jouait souvent « le rôle d'amortisseur à l'UDI » entre les différentes chapelles, coutumières d'entretenir de fortes rivalités. Il avait en effet réussi, après un premier projet avorté baptisé l'Ares, à réunir dans la même formation différentes obédiences centristes : le Parti radical, le Nouveau Centre d'Hervé Morin, l'Alliance centriste de Jean Arthuis, le Parti libéral...
Jean-Christophe Lagarde souhaite, pour sa part, « aller vite » pour mettre en place une nouvelle direction, appelant à « ne pas passer trop de temps sur les élections internes » au vu des échéances à venir. Car après les européennes vont rapidement arriver les sénatoriales (septembre) et ensuite les régionales. « Plus la période provisoire, qui induit flottement et frictions, est courte, mieux ce sera pour le parti », dit-il. Un comité exécutif se tiendra ce soir pour désigner une organisation transitoire et une date de congrès. L'autre leader charismatique du centre, François Bayrou, a de son côté tenu à affirmer dimanche soir que « la démarche d'existence et d'unité du centre qui a été la nôtre depuis cet automne va se poursuivre. Nous en sommes tous responsables. »
Au Parti radical, formation dont Jean-Louis Borloo est président, le relais a été pris par Laurent Hénart.
(Source : AFP)

Le retrait politique de Jean-Louis Borloo pour raisons de santé est un coup dur pour son parti, l'UDI, à quelques semaines du scrutin crucial des européennes et alors qu'un rapprochement a été initié il y a quelques mois avec le président du MoDem, François Bayrou.« Dans les temps difficiles que traverse notre pays, nous avons conscience du devoir et des responsabilités qui pèsent sur les dirigeants de la 3e famille politique de France », ont écrit dimanche soir de concert trois députés UDI, Yves Jégo, Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin. M. Jégo a de nouveau assuré hier matin que M. Borloo allait « de mieux en mieux », mais qu'il en avait « pour plusieurs mois », après sa pneumonie et « le choc septique » survenu fin janvier. « Il faut aller de l'avant et, au-delà de lui, construire une offre...
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