La contrefaçon et la falsification ont représenté 14,5 % des cas reportés, suivies par les cas de détournement de fonds de biens publics (5 %), les crimes organisés (2,5 %), le trafic de narcoleptiques (2,1 %), tandis que les 61,8 % de cas restants n’ont pas été catégorisés. Photo Bigstock
La Commission spéciale d'investigation (CSI) à la Banque du Liban, autorité en charge de la lutte contre la criminalité financière, a publié son treizième rapport annuel détaillant les cas de blanchiment d'argent décelés au Liban en 2013. Selon ce rapport, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, 301 cas de fraudes ont été signalés en 2013, dont 189 cas (soit 62,8 %) d'affaires locales et 112 cas (37,2 %) à l'échelle internationale. La CSI a déféré 137 dossiers considérés comme « suspects » aux autorités judiciaires, 46 cas sont toujours en instance et 118 cas n'ont pas été considérés comme relevant de la loi 318 (loi contre le blanchiment d'argent adoptée en avril 2001 par le Parlement libanais).
L'autorité a au total levé la loi sur le secret bancaire pour 17 cas dont un a été envoyé d'un gouvernement étranger et 16 provenant de sources locales. La CSI a enquêté sur 191 cas de blanchiment d'argent sur un total de 284 cas en 2012, poursuit le rapport, 285 cas sur 335 cas en 2011, 189 cas sur 245 en 2010, 77 sur 202 cas suspects en 2009, 67 sur 226 en 2008, 54 sur 234 en 2007 et 70 cas sur 185 cas en 2006. La contrefaçon et la falsification ont représenté 14,5 % des cas reportés, suivies par les cas de détournement de fonds de biens publics (5 %), les crimes organisés (2,5 %), le trafic de narcoleptiques (2,1 %) tandis que les 61,8 % de cas restants n'ont pas été catégorisés.
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