Les journaliers d'EDL ont manifesté leur colère, lundi 31 mars 2014, au niveau du siège de l'office, à Beyrouth. Photo Michel Sayegh
Des journaliers d'Électricité du Liban (EDL) ont lancé un nouveau mouvement de protestation, lundi matin, au siège d'EDL, à Mar Mikhael, à Beyrouth.
Les journaliers ont coupé des routes au niveau du siège d'EDL et brûlé des pneus dans la cour du bâtiment.
Lebnan Makhoul, représentant des contractuels de l'Électricité du Liban (EDL), a en outre menacé d'interrompre l'approvisionnement en courant. "L'électricité sera coupée au Liban si les demandes des journaliers ne sont pas satisfaites", a-t-il averti. Les journaliers organiseront également un sit-in demain devant le Parlement.
Les journaliers d'EDL ont des revendications portant sur leur intégration au cadre, revendications pour lesquelles ils avaient mené un mouvement de grève ouverte en 2013. L'année dernière, un accord avait toutefois fini par être signé entre les syndicats et le gouvernement de Nagib Mikati, qui prévoyait l'organisation d'un concours à l'issue duquel des journaliers seraient cadrés. Les contractuels non retenus devaient être indemnisés.
Aujourd'hui, les journaliers rejettent une proposition de loi relative à cet accord et signée par les représentants des principaux blocs parlementaires, dont Amal et le Hezbollah. Les journaliers rejettent les conditions d'organisation du concours et le montant des indemnités pour ceux qui échoueraient au concours, telles que prévues par le texte de loi.
Réagissant à l'interpellation des journaliers, Ibrahim Kanaan, signataire de l'accord au nom du courant aouniste, les a appelés lundi à envoyer au Parlement leurs amendements à la proposition de loi, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Le président de la Chambre Nabih Berry a "placé la proposition de loi en tête de l'ordre du jour de le prochaine session parlementaire parce qu'il la considère comme essentielle. S'il y a des amendements à proposer, que les journaliers les envoient", a déclaré M. Kanaan, qui a rappelé qu'il n'est pas l'auteur de la proposition de loi et que l'accord sur l'intégration des journaliers au cadre avait été signé par tous les blocs parlementaires, y compris le bloc d'Amal. La plupart des journaliers sont proches de ce courant chiite.
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Lebnan Makhoul, représentant des contractuels de l'Électricité du Liban (EDL), a en outre menacé d'interrompre l'approvisionnement en courant. "L'électricité sera coupée au Liban si les demandes des journaliers ne sont pas satisfaites", a-t-il averti. Les journaliers organiseront également un sit-in demain devant le Parlement.
Les journaliers d'EDL ont des revendications portant sur leur intégration au cadre, revendications pour lesquelles ils avaient mené un mouvement de grève ouverte en 2013. L'année dernière, un accord avait toutefois fini par être...


COUP DE COLÈRE ? OU : COLÈRE ? LA DIFFÉRENCE EST ÉNORME !
22 h 04, le 01 avril 2014