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Liban

Bassil dénonce un complot pour créer des camps militaires de réfugiés syriens au Liban

M. Gebran Bassil a participé hier à une réunion à huis clos des ministres arabes des Affaires étrangères.

Gebran Bassil a mis en garde « contre l'existence d'un complot visant à garder une partie des réfugiés syriens au Liban à long terme dans des camps militaires, afin de mener des actions armées contre la Syrie depuis le Liban ». « Des mesures sont prises pour contrer ces menées dangereuses », a-t-il assuré.


Il a également expliqué à ce propos que « la résolution 7 738 a été publiée lors de la dernière réunion qui s'est déroulée au Caire. Une réunion au cours de laquelle les participants ont insisté sur la nécessité d'apporter le soutien des pays arabes à l'État libanais qui ploie sous le fardeau des réfugiés syriens ». M. Bassil a martelé qu'il faut « mettre fin à cet afflux de réfugiés vers le Liban ». « Nous devons les répartir dans les autres pays et les ramener en Syrie par une solution politique pacifique à la crise syrienne », a-t-il poursuivi, proposant « l'installation de campements pour ces réfugiés en dehors du territoire libanais ».


Évoquant le terrorisme, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que « le Liban souffre de cette réalité » et que « les Libanais sont otages d'un terrorisme aveugle et vindicatif ». Il a souhaité « une action arabe commune pour y faire face » qui consisterait notamment dans le soutien à l'armée libanaise « pour lui permettre de défendre le pays face aux attaques et à l'occupation israélienne ».
« Le Liban ne peut se distancier du terrorisme. Nous sommes victimes des crises d'autrui. Mais nous sommes prêts à y faire face par des efforts conjoints », a-t-il promis.


M. Bassil n'a pas manqué de relever que le Liban est le pays le plus affecté par la vague de terrorisme qui frappe la région. « C'est la raison pour laquelle nous cherchons à équiper l'institution militaire, afin de lui permettre d'accomplir son devoir », a-t-il indiqué, espérant que les efforts de la communauté internationale se concrétiseront à Rome le 10 avril prochain.


Le ministre a invité le pays à « saisir l'opportunité pour faire face aux défis ». Car il a désormais un gouvernement, mais aussi le soutien arabe et international. Il bénéficiera en plus de la donation saoudienne à l'armée libanaise. Sans oublier « sa prometteuse richesse pétrolière ».
En réponse à une question sur la visite de son homologue égyptien au Liban, il a souhaité que l'Égypte ait « un rôle efficace et pionnier pour faire face au terrorisme » et estimé que le Liban et l'Égypte ont en commun « la lutte contre le terrorisme ».

 

Rencontres avec les Libanais du Koweït
Sur un autre plan, Gebran Bassil a rencontré les Libanais du Koweït lors de réceptions organisées par l'ambassadeur du Liban, Khodr Halwa, rapporte notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane. Il a réitéré les deux idées maîtresses de sa conférence de presse.
Évoquant « les crises successives qui touchent le Liban et s'amoncellent », il a souligné le fait que « chaque crise en chasse une autre ». Il a noté à ce propos que « le pays ne parvient plus à gérer la crise des réfugiés syriens » et dénoncé « un complot qui vise à donner aux étrangers la place des Libanais qui choisissent d'émigrer ».


Le ministre a une nouvelle fois mis en garde contre « le terrorisme qui touche plus d'une région » et invité les pays arabes « à aider le Liban et son institution militaire afin de lui permettre de lutter contre le terrorisme ». M. Bassil a insisté, à ce propos, sur la nécessité pour le Liban et les pays arabes de « lutter ensemble contre le terrorisme, car c'est un danger qui les menace, au même titre que les États européens ».
Gebran Bassil a enfin pris part à la réunion à huis clos des ministres arabes des Affaires étrangères, à laquelle l'avait convié le président palestinien Mahmoud Abbas. Une réunion au cours de laquelle le président Abbas a exposé les résultats de sa dernière visite à Washington et des pourparlers liés au processus de paix.

 

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Gebran Bassil a mis en garde « contre l'existence d'un complot visant à garder une partie des réfugiés syriens au Liban à long terme dans des camps militaires, afin de mener des actions armées contre la Syrie depuis le Liban ». « Des mesures sont prises pour contrer ces menées dangereuses », a-t-il assuré.
Il a également expliqué à ce propos que « la résolution 7 738 a...

commentaires (3)

Sans oublier qu'ils viennent en sus ces "syriens", yîîîh, prendre leur pain à fattoûche rassis à ces Campagnards libanais(h) !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 47, le 25 mars 2014

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Commentaires (3)

  • Sans oublier qu'ils viennent en sus ces "syriens", yîîîh, prendre leur pain à fattoûche rassis à ces Campagnards libanais(h) !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 47, le 25 mars 2014

  • AVEC TOUS LES RAMASSAGES... IL EST À CRAINDRE QUE çA VA VENIR !

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    08 h 53, le 25 mars 2014

  • Le bouc émissaire palestinien n'étant plus assez vendeur, le voilà qu'il se rabat sur celui des Syriens réfugiés au Liban ! Puis "il a dénoncé un complot (encore un!) qui vise à donner aux étrangers la place des Libanais qui choisissent d'émigrer." ! Ah, ces "étrangers" ! On croit entendre Le Pen.... Mais heureusement que ces "étrangers" sont Syriens, et donc "paresseux" mahééék, et ne représentent donc pas ; étant donné cette même "paresse", un réel danger pour ce pays. Yîîîh, yâ Lébnéééne !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    02 h 16, le 25 mars 2014

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