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Moyen Orient et Monde - Venezuela

A Caracas, contre « la dictature » d’un côté, contre « le fascisme » de l’autre

Environ 20 000 personnes ont convergé pacifiquement pour un meeting vers l’est aisé de Caracas, bastion de l’opposition pour une nouvelle mobilisation contre la « dictature » du président vénézuélien Nicolas Maduro. Federico Parra/AFP

Des affrontements ont opposé ce week-end à Caracas des manifestants à la police à l'issue d'une nouvelle mobilisation de l'opposition qui a rassemblé des milliers de personnes contre la « dictature » du président Nicolas Maduro.
Environ 20 000 personnes ont ainsi convergé pacifiquement pour un meeting vers l'est aisé de la capitale, bastion de l'opposition. « Pour la liberté, stop à la dictature », pouvait-on lire sur une banderole tendue parmi une multitude de pancartes et de drapeaux vénézuéliens et de partis politiques. Des incidents se sont produits après la dispersion quand un groupe radical a tenté de bloquer une autoroute à proximité. La police a dispersé les protestataires en faisant usage de gaz lacrymogène et de canons à eaux. Il s'agit des premiers heurts depuis que les forces de l'ordre ont massivement occupé lundi cette zone de Caracas, tenue par l'opposition.
Dans l'intérieur du pays, trois personnes ont été tuées par des hommes armés qui seraient liés au régime, selon des médias locaux. Ces morts dans les États de Tachira, Merica et Carabobo n'ont pas été confirmées de source officielle. Et depuis le début de ces protestations antigouvernementales qui ont débuté en février à l'initiative d'étudiants contre l'insécurité, l'inflation, les pénuries et les brutalités policières, au moins 31 personnes ont été tuées.
Cette dernière manifestation a eu lieu quelques jours après l'arrestation de deux maires d'opposition, qui ont rejoint en prison le fondateur du parti Volonté populaire (droite), Leopoldo Lopez, incarcéré depuis un mois. Ces deux maires, Daniel Ceballos, maire de San Cristobal, capitale de l'État de Tachira, berceau des protestations antigouvernementales, et Enzo Scarano, maire de San Diego dans l'État de Carabobo, ont été arrêtés mercredi en raison de leur responsabilité dans les troubles qui agitent le pays, selon le ministre de l'Intérieur, Miguel Rodriguez Torres.
« La répression va se poursuivre, maintenant, Ramon Muchacho est menacé », a assuré Arturo Garcia, publicitaire de 41 ans, mentionnant le maire du district aisé de Chacao, dans l'est de la capitale, où se concentrent les opposants.

L'autre camp
Également présent au rassemblement, le gouverneur Henrique Capriles, deux fois candidat malheureux à la présidence et principale figure de l'opposition. « Nous sommes venus non seulement au nom de ceux qui sont persécutés, mais aussi au nom de notre peuple, qui souffre en ce moment, qui ne trouve ni nourriture ni médicaments », a-t-il déclaré à la presse.
Les protestations se sont étendues ces dernières semaines à plusieurs villes du Venezuela qui ont vu fleurir des barricades improvisées montées par des opposants radicaux, théâtres de nombreux affrontements avec les forces de l'ordre. Parallèlement samedi, dans le centre-ville de Caracas, à majorité « chaviste », le pouvoir avait organisé une contre-manifestation de soutien, mobilisant une foule d'étudiants. « Nous sortons manifester contre le fascisme, dire stop à ces barricades assassines », a clamé un des participants à cette manifestation retransmise par la télévision d'État.
Le président Maduro s'est joint à ses partisans dans l'après-midi et s'en est pris à « la droite vénézuélienne qui a dérivé vers des expressions extrémistes néofascistes », dénonçant l'incendie de locaux universitaires publics. « Cela se nomme terrorisme, vandalisme, fascisme. Justice a été rendue et justice continuera d'être rendue », a poursuivi le président, qui se dit victime d'une tentative de coup d'État. Le gouvernement a ainsi lancé une offensive judiciaire contre plusieurs élus du mouvement radical La Salida (La Sortie) qui vise à obtenir la chute du président Maduro. Deux dirigeants de ce parti ont été mis en accusation pour « incitation à la violence, trahison, terrorisme et homicide ».
(Source : AFP)

Des affrontements ont opposé ce week-end à Caracas des manifestants à la police à l'issue d'une nouvelle mobilisation de l'opposition qui a rassemblé des milliers de personnes contre la « dictature » du président Nicolas Maduro.Environ 20 000 personnes ont ainsi convergé pacifiquement pour un meeting vers l'est aisé de la capitale, bastion de l'opposition. « Pour la liberté, stop à la dictature », pouvait-on lire sur une banderole tendue parmi une multitude de pancartes et de drapeaux vénézuéliens et de partis politiques. Des incidents se sont produits après la dispersion quand un groupe radical a tenté de bloquer une autoroute à proximité. La police a dispersé les protestataires en faisant usage de gaz lacrymogène et de canons à eaux. Il s'agit des premiers heurts depuis que les forces de l'ordre ont massivement...
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