Le leader du PSP, Walid Joumblatt, a consacré son éditorial hebdomadaire dans al-Anba', organe de son parti, au 37e anniversaire de l'assassinat de son père, Kamal Joumblatt.
Après avoir remercié tous ceux qui ont participé à la commémoration du 16 mars 1977, il a souligné que Kamal Joumblatt était « un précurseur dans la lecture d'un grand nombre de changements dans le monde arabe, dans son engagement en faveur de la cause palestinienne, jusqu'au martyre, de la liberté de décision palestinienne, dans son attachement à la réforme du système politique, libéré de ses souillures confessionnelles et sectaires, dans son insistance sur l'arabité du Liban, sans oublier les concepts de justice sociale, de liberté et de démocratie qu'il défendait et son partage de l'aspiration des peuples arabes à se libérer du joug des dictatures et de la répression ».
« Mais le sort en a voulu autrement. Son départ, à un timing précis, lui a sans doute épargné le spectacle de la décadence sans précédent de la politique libanaise qui est tombée au niveau d'absence de toute moralité politique, une moralité à laquelle il était très attaché », a poursuivi M. Joumblatt, qui a déploré, non sans une bonne dose d'ironie, les acrobaties ayant favorisé la naissance de la déclaration ministérielle, ainsi que les embouteillages monstres provoqués par les mesures de sécurité prises autour du BIEL, vendredi, pour « le festival de poèmes et de rhétorique où les discours les plus savoureux et les mots les plus doux ont été prononcés avec des refrains pompeux dont les Libanais, pris en otages sur les routes, se soucient peu », en allusion au meeting organisé pour la célébration du 14 mars 2005.
« Avec les Libanais, nous partageons la même souffrance, celle des débats ministériels byzantins, et du blocage de la population sur les routes. L'important est que le spectacle se poursuit. Paix à l'âme de Kamal Joumblatt. La mort l'a emporté au moment opportun », a-t-il dit.
Sur un autre plan, M. Joumblatt a reçu hier deux appels téléphoniques du président de la Chambre, Nabih Berry, et de l'ancien ministre Jean Obeid, pour le 37e anniversaire de l'assassinat de Kamal Joumblatt.


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mais le sort n' a pas épargné aux Libanais les funestes alliances du même Kamal Joumblatt,allié d'envahisseurs étrangers contre ses propres compatriotes...n'est ce pas?Faut quand même pas déconner...encore un peu ,et on va le sanctifier!Mais personne ne peut contester son courage...quel dommage qu'il ait été mis au service d'une mauvaise cause.
13 h 57, le 18 mars 2014