À l’heure du thé, Mme Merkel s’est rendue au palais de Buckingham pour y rencontrer la reine Élisabeth II. POOL/Dominic Lipinski/AFP
Angela Merkel a plaidé hier en faveur du maintien « d'un Royaume-Uni fort au sein de l'Union européenne » dans un discours solennel devant le Parlement britannique. Mme Merkel, qui a entamé et conclu son discours en anglais, a d'emblée souligné la position extrêmement inconfortable dans laquelle la plaçait l'ampleur des attentes à l'occasion de sa visite.
Le Premier ministre britannique, attentif au premier rang, n'a cependant pu qu'apprécier les propos de son hôte en faveur de « la réduction de la bureaucratie superfétatoire » bruxelloise, ou son insistance sur l'impératif de compétitivité d'une Europe dont elle a martelé à trois reprises qu'elle devait être « unie et déterminée ». Mais la chancelière a aussi insisté sur l'importance de préserver les valeurs fondamentales de l'UE telle que la libre circulation des personnes, que Londres voudrait restreindre. Par ailleurs, en excluant des réformes trop poussées qui se traduiraient par une renégociation du traité européen, elle a pris le risque de frustrer les conservateurs eurosceptiques qui ont contribué à la radicalisation du discours de M. Cameron. Apparemment satisfait du discours de son invitée, M. Cameron a assuré lors d'une conférence de presse conjointe : « Je veux que la Grande-Bretagne soit un acteur positif dans une Union européenne réformée. »
À l'heure du thé, Mme
Merkel s'est rendue au palais de Buckingham pour y rencontrer la reine Élisabeth II. Il s'agissait là d'une marque appuyée d'intérêt, pareille invitation étant normalement réservée par le protocole aux chefs d'État et non de gouvernement.
(Source : AFP)


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