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Nos lecteurs ont la parole - Dolly Talhamé

Cette goutte d’eau...

Tout va mal au pays du Cèdre. Du moins tout va à reculons, même ce liquide précieux, gage de vie, que nous croyions être notre richesse vient à manquer et, selon les éminents experts interviewés par M. Marcel Ghanem dans son émission du jeudi 20 février sur la LBC, nous nous étions fait des illusions sur cette richesse que nous avons allégrement dilapidée, la croyant éternellement renouvelable. La pluie et la neige n'ont-elles pas été régulièrement au rendez-vous chaque hiver ? Eh bien, voilà que nous nous étions trompés et que le pays qui se considérait le château d'eau du Moyen-Orient est en train de découvrir que ses nappes souterraines se raréfient ou sont souillées ; que ces cimes, jadis blanches l'hiver, sont restées vierges de cette parure éblouissante, et ce Liban que nous chantions vert pourrait se retrouver aride si nous ne prenons pas sérieusement la question en main, et ce pas seulement au niveau des autorités, mais surtout au niveau de l'individu et de la collectivité, car en plus il ne faut pas oublier le million et demi de réfugiés qui se sont greffés sur la population du pays et qui sont aussi des consommateurs de notre eau.
La sonnette d'alarme est tirée, mais ce n'est pas suffisant : il faut, à dater d'aujourd'hui, un programme qui définirait la responsabilité de chaque citoyen, comment limiter la consommation de l'eau et comment préserver les eaux de pluie si des précipitations finissent par se manifester. Un programme qui définirait la responsabilité des institutions dans les mesures à prendre au niveau de l'État pour l'épuration des nappes souillées et comment stocker l'eau de pluie pour approvisionner les nappes souterraines. Les médias devraient être sollicités pour rappeler régulièrement leurs devoirs aux citoyens. Il faudrait aussi créer à cet effet une commission chargée de récolter des fonds pour ces projets, indépendante des rouages sclérosés de l'État, une commission d'urgence formée de volontaires compétents, car l'eau finalement, c'est bien plus précieux que le gaz et le pétrole ; c'est plus urgent que les programmes culturels et même que les plans de sécurité ou de santé. L'eau est la source essentielle de vie.

Dolly TALHAMÉ

Tout va mal au pays du Cèdre. Du moins tout va à reculons, même ce liquide précieux, gage de vie, que nous croyions être notre richesse vient à manquer et, selon les éminents experts interviewés par M. Marcel Ghanem dans son émission du jeudi 20 février sur la LBC, nous nous étions fait des illusions sur cette richesse que nous avons allégrement dilapidée, la croyant éternellement renouvelable. La pluie et la neige n'ont-elles pas été régulièrement au rendez-vous chaque hiver ? Eh bien, voilà que nous nous étions trompés et que le pays qui se considérait le château d'eau du Moyen-Orient est en train de découvrir que ses nappes souterraines se raréfient ou sont souillées ; que ces cimes, jadis blanches l'hiver, sont restées vierges de cette parure éblouissante, et ce Liban que nous chantions vert pourrait se...
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