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Lifestyle - Patrimoine

L’École française de Rome « n’est pas une tour d’ivoire »

Face méconnue du palais Farnese, le prestigieux institut de recherche s'ouvre au public.

Un joyau : la plus grande bibliothèque française à l’étranger. Six kilomètres de rayonnage qui s’élèvent jusqu’au plafond, à huit mètres de hauteur, et plus de 200 000 volumes.

Cachée au deuxième étage du palais Farnese, l'un des plus beaux palais Renaissance, connu pour abriter l'ambassade de France en Italie, l'École française de Rome (EFR) ouvre pour la première fois ses portes aux non-initiés. L'école « n'est pas une tour d'ivoire où les chercheurs seraient enfermés et ne communiqueraient pas avec l'extérieur, elle veut montrer ce qu'elle est, se faire connaître à un plus grand nombre », explique sa directrice, Catherine Virlouvet.
Institut de recherche prestigieux, l'EFR est en effet peu connue du grand public qui, en raison de son nom, la prend parfois pour un établissement scolaire. Fondée en 1875, l'EFR permet à des étudiants – une vingtaine par an – en train de préparer un doctorat ou venant juste de l'obtenir de « passer un à trois ans à Rome, d'agrandir le cercle de leurs connaissances, d'internationaliser leurs recherches », souligne la directrice. L'école distribue aussi 150 bourses et accueille chaque année pour des durées plus courtes 200 à 300 chercheurs et enseignants en histoire, archéologie, géographie et autres sciences humaines.

Joyau et emblème
Depuis quelques jours, avec l'association Inventer Rome, les visiteurs découvrent son joyau : la plus grande bibliothèque française à l'étranger, « centrée essentiellement sur le monde romain antique et l'Italie médiévale », mais qui couvre toute l'histoire de l'Italie « de la préhistoire à nos jours », sans oublier celle de l'Église et du Vatican. Sur les 6 km de rayonnage qui s'élèvent jusqu'au plafond, à huit mètres de hauteur, plus de 200 000 volumes, dont de très belles collections de périodiques. « Certaines sont complètes depuis leur premier numéro en 1873 », s'enorgueillit la directrice de la bibliothèque, Annie Coisy. Ouverte aux étudiants dès leur inscription en doctorat et aux enseignants du monde entier – mais majoritairement italiens et français –, elle propose livres et périodiques en accès libre. « Cela permet au lecteur à la recherche d'un ouvrage dans les rayonnages d'en découvrir aussi d'autres. C'est ce qu'on appelle dans notre jargon le butinage », raconte la bibliothécaire, fière de ce « lieu de rencontre ».
Également au programme de la visite, un imposant salon rouge orné de tapisseries des Gobelins qui mène à l'immense loggia. Visible depuis la colline du Janicule, par-delà le Tibre, cette terrasse est aussi un « emblème du palais Farnese de l'autre côté de la façade sévère dessinée par Michel-Ange », rappelle Mme Virlouvet. « Nous voulons faire profiter tous les curieux et amateurs de Rome de ces très beaux lieux », résume-t-elle.
Cette ouverture au public sera d'abord limitée à un rendez-vous hebdomadaire, le vendredi soir, sur réservation comme pour l'ambassade de France, qui a accueilli l'an dernier quelque 30 000 visiteurs. « C'est un test, résume la directrice. Nous verrons si nous pouvons accroître le nombre de visites, en fonction du fonctionnement de la bibliothèque. »
D'ores et déjà, une consigne est claire : les commentaires des guides se feront dans les salons ou la loggia. Pas question de troubler le silence studieux des salles de lecture.
(Source : AFP)

Cachée au deuxième étage du palais Farnese, l'un des plus beaux palais Renaissance, connu pour abriter l'ambassade de France en Italie, l'École française de Rome (EFR) ouvre pour la première fois ses portes aux non-initiés. L'école « n'est pas une tour d'ivoire où les chercheurs seraient enfermés et ne communiqueraient pas avec l'extérieur, elle veut montrer ce qu'elle est, se faire connaître à un plus grand nombre », explique sa directrice, Catherine Virlouvet.Institut de recherche prestigieux, l'EFR est en effet peu connue du grand public qui, en raison de son nom, la prend parfois pour un établissement scolaire. Fondée en 1875, l'EFR permet à des étudiants – une vingtaine par an – en train de préparer un doctorat ou venant juste de l'obtenir de « passer un à trois ans à Rome, d'agrandir le cercle de leurs...
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