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Sport

Le dernier tour de piste de Joubert, le faux loseur du patinage

Populaire, adulé ou moqué, Brian Joubert n'a laissé personne indifférent et a su faire fi d'une curieuse étiquette de loseur pour apporter à la France, en 12 ans de carrière ininterrompue, 16 médailles internationales dont un titre en 2007.
Le Poitevin de 29 ans a tenu jusqu'aux Jeux olympiques de Sotchi – ses 4es –, qui devraient être le terme d'une carrière très riche mais au cours de laquelle il n'a jamais réussi à monter sur le podium.
C'est sans doute cet échec récurrent sur le rendez-vous planétaire qui lui a collé une image de loseur.
« Là où je me suis brûlé les ailes, c'est d'avoir annoncé que je voulais être champion olympique. Le dire et ne pas le faire, beaucoup m'ont pris pour un branquignole. Surtout après les Jeux de Vancouver (16e des JO 2010) », a confié dans un entretien à l'AFP le patineur, qui dit avoir essuyé « beaucoup de moqueries ».
Mais tout ça ne perturbe guère le champion, qui a toujours su rebondir après les contre-performances et qui sait avoir marqué son sport.
Joubert est le seul patineur français à avoir glané 16 médailles internationales, 6 en championnats du monde (dont un titre en 2007) et 10 en championnats d'Europe (dont 3 titres, 2004, 2007 et 2009).
Particulièrement athlétique, il a excellé sur les sauts pour devenir le premier Européen à réussir 3 quadruples sauts dans le programme libre. C'était en 2006.
Ses premiers pas sur la glace, Joubert les a faits à 4 ans, à Poitiers, son fief qu'il ne quittera finalement quasiment jamais, au grand dam de la Fédération française.
« Au début, je voulais faire du hockey parce que le patinage, c'était un sport de filles », se souvient-il.

Brian et sa mère
À 5 ans, il fait sa première compétition sous la coupe de Véronique Guyon, qui 15 ans après l'a guidé à Sotchi pour l'ultime épreuve.
Alors que le patineur a 12 ans, un certain Didier Gailhaguet, aujourd'hui président de la Fédération française, le repère et ne le quittera jamais.
« C'est comme un deuxième père pour moi. Il y a eu des coups de gueule. Mais j'aime bien que les gens me disent les choses en face, et avec ma mère, ce sont les 2 seules personnes qui ont toujours osé me dire les choses en face. »Sa maman Raymonde est indissociable du fiston, ce qui lui a valu quelques railleries.
« C'est une relation souvent critiquée, mais pour moi elle me paraît logique. Je n'ai pas compris ces critiques. Ça me dérange beaucoup qu'on critique ma mère. Elle fait son boulot de maman, elle accompagne son fils, elle essaie de le soutenir. Je ne vois pas ce qu'on peut dire de mal à ça. Et je vis avec ma mère. Et même si j'ai 29 ans, ça ne change rien ! »  C'est avec elle qu'il a partagé sa toute première médaille internationale en 2002, ce dont il est le plus fier. Son regret ? Les Jeux de 2006. « C'est là où je pouvais obtenir une médaille. » Il a bien failli arrêter, une fois, après les Mondiaux 2005 (6e), empêtré dans les ennuis. Mais sa passion a été plus forte. Après cette toute dernière saison, il n'y aura pas de come-back pour le champion devenu une véritable star avec son lot impressionnant de fans. Mais une école de glace à Poitiers. « Je ne suis pas un artiste moi, je suis un compétiteur, et la compétition va me manquer vite », reconnaît-il.
©AFP

Populaire, adulé ou moqué, Brian Joubert n'a laissé personne indifférent et a su faire fi d'une curieuse étiquette de loseur pour apporter à la France, en 12 ans de carrière ininterrompue, 16 médailles internationales dont un titre en 2007.Le Poitevin de 29 ans a tenu jusqu'aux Jeux olympiques de Sotchi – ses 4es –, qui devraient être le terme d'une carrière très riche mais au cours de laquelle il n'a jamais réussi à monter sur le podium.C'est sans doute cet échec récurrent sur le rendez-vous planétaire qui lui a collé une image de loseur.« Là où je me suis brûlé les ailes, c'est d'avoir annoncé que je voulais être champion olympique. Le dire et ne pas le faire, beaucoup m'ont pris pour un branquignole. Surtout après les Jeux de Vancouver (16e des JO 2010) », a confié dans un entretien à l'AFP le...
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