Le patriarche Raï recevant Michel Aoun dimanche à Bkerké. Photo Émile Eid
Le patriarche maronite a reçu dimanche la visite de Michel Aoun, avec lequel il a eu un tête-à-tête de 45 minutes et abordé l'actualité politique. En quittant le siège patriarcal, M. Aoun a formulé le souhait que « la crise soit résolue et que les institutions fonctionnent à nouveau normalement ». Il a affirmé également « approuver sans réserve » le mémoire national publié par le patriarcat quelques jours plus tôt, précisant qu'il faut maintenant que « les parties qui l'ont approuvé aident à en appliquer les recommandations, d'autant plus que ce mémoire rappelle tous les principes sur lesquels repose le Liban et qui, s'ils sont respectés, lui assureront stabilité et pérennité ».
M. Aoun a toutefois refusé de répondre à la question de savoir si Bkerké est pour ou contre le principe de la rotation des portefeuilles ministériels, la question centrale qui bloque la formation d'un nouveau gouvernement. Et d'ajouter que pour plus de précisions sur la position du CPL, il faut attendre la réunion de son bloc aujourd'hui mardi.
Condamnation de la violence conjugale
Dans l'homélie de la Saint-Maron, le patriarche a par ailleurs condamné fermement la violence conjugale qui a coûté la vie tout dernièrement encore à deux femmes, Manal Assi et Roula Yaacoub, citées nommément. Il a exprimé « (sa) proximité spirituelle et humaine des parents et des enfants des victimes », et a dit qu'il priait pour eux.
« L'Église condamne la violence conjugale ainsi que la violence sexuelle exercée contre l'épouse, et demande à l'État de promulguer une législation qui la protège de toutes ces formes de violence », a encore affirmé le patriarche Raï. Et de rappeler que « l'Église interdit le mariage des filles mineures sans le consentement de leurs parents ( ...) et conseille, au vu de la gravité de l'acte et des responsabilités qui en découlent, d'attendre qu'elle ait atteint l'âge de raison (...) Il faut protéger les mineurs, surtout les filles, des mariages précoces ».


UN MARATHON OLYMPIQUE ! À QUI LA MÉDAILLE DE LA PATIENCE ?
17 h 54, le 11 février 2014