Les obséques au Hermel de deux des victimes de l’attentat de samedi dernier. Photo Wissam Ismaïl
La ville de Hermel a inhumé hier Amir Aloué et Issam Kheireddine, tués dans le second attentat pepétré samedi dans la localité. La douleur était accentuée par les obsèques de la quatrième victime du premier attentat du 16 janvier, Mohammad Issa Haq, qui a succombé dimanche à ses blessures.
L'enquête préliminaire sur l'attentat du Hermel, qui se poursuit sous la supervision du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a fait l'objet d'un entretien à Baabda entre le président de la République, Michel Sleiman, et le ministre sortant de l'Intérieur, Marwan Charbel. Aucun élément nouveau ne s'est dégagé hier de l'enquête.
D'ailleurs, le mufti du Akkar a appelé les médias à « ne pas diffuser hâtivement des rumeurs ou des informations non vérifiées » et s'est dit « fort mécontent de la désignation dans les médias du kamikaze présumé, présenté comme originaire du Akkar, et précisément du village de Fneidek, pourtant un bon voisin du Hermel ». Et le président du conseil municipal de Fneidek d'ajouter : « Aucun habitant du village ne porte le nom du kamikaze du Hermel. »
« Ceux qui défendent avec arrogance les assassins participent au crime », a affirmé de son côté le député Hussein Moussaoui, membre du bloc du Hezbollah, présent au Hermel hier.
Quant au député Antoine Zahra, membre du bloc des Forces libanaises, il a souligné que ce sont les frontières qu'il faudrait contrôler, « quitte à recourir à la Finul ».
Lire aussi
Les appels à l'union nationale se succèdent après le second attentat de Hermel
D'ailleurs, le mufti du Akkar a appelé les médias à « ne pas diffuser hâtivement des rumeurs ou des informations non vérifiées » et s'est dit « fort...

