L'attentat du Hermel a également suscité des réactions indignées dans les rangs du 14 Mars dont trois députés ont jugé nécessaire d'accélérer la mise en place d'un gouvernement, qui pourrait demander à l'armée de contrôler rigoureusement la frontière. « Ce serait le début d'un plan qui sauverait le Liban de la situation dans laquelle il se trouve », a ainsi déclaré le député Hadi Hobeiche, en estimant que l'attentat de samedi soir ainsi que tous les autres qui ont récemment secoué le pays « sont dus à l'implication du Hezbollah dans le brasier syrien ».
Il a déploré le fait que ce sont des civils innocents qui sont pris pour cible par les auteurs de ces actes criminels, avant de souligner que « les organisations intégristes takfiristes ne reconnaissent pas les sunnites, les chiites ou les chrétiens modérés » et d'appeler à la reprise du dialogue national « d'autant que les attentats sont devenus presque quotidiens, à cause de l'implication du Hezbollah en Syrie ».
Selon M. Hobeiche, ces actes sont appelés à se reproduire et l'impasse reste totale, « à moins que le Hezbollah ne se retire de Syrie et que la frontière avec ce pays ne soit entièrement contrôlée ». Il a appelé dans ce contexte la Finul à aider les forces régulières à exercer ce contrôle.
Le même appel à la protection des frontières a été lancé par la présidente de la commission parlementaire de l'Éducation, Bahia Hariri, pour qui l'État « devrait redoubler d'efforts dans ce sens ». Mme Hariri, qui a dénoncé aussi bien l'attentat de Hermel que le bombardement syrien de villages du Akkar, a estimé que « c'est le Liban dans son ensemble qui est visé ». « L'objectif est connu : on veut semer la discorde entre les Libanais », a-t-elle averti, en invitant les autorités à « immuniser la scène intérieure » et les Libanais à « rester attachés à leur unité et à la paix civile ».
Pour le député Nidal Tohmé, ces attentats « doivent pousser ceux qui bloquent la formation du gouvernement à revenir à leurs esprits » pour faciliter la mission du Premier ministre désigné et mettre en place un gouvernement « qui pourra éviter au pays davantage de divisions ».
Le parlementaire a indirectement encouragé le président Michel Sleiman à former une équipe ministérielle, en rappelant qu'il a été possible de parvenir à une entente au sujet du gouvernement. « Que ceux qui ont pris l'habitude de fouler au pied les accords auxquels ils adhérent se rétractent, mais qu'on mette en place une équipe ministérielle, par pitié pour la population », a-t-il insisté, en rappelant la tension persistante à Tripoli et le bombardement régulier de villages frontaliers dans le Akkar.
Liban
Nouvel appel de Hobeiche au contrôle de la frontière
OLJ / le 03 février 2014 à 00h00

