Le chef du CPL, Michel Aoun. Photo d'archives.
La semaine qui commence sera-t-elle marquée par la naissance d'un nouveau gouvernement ? Ce n'est pas impossible, assure une source généralement bien informée, qui affirme que Tammam Salam est désormais « pressé d'en finir » et que les prochaines 48 heures seront « décisives » à cet égard.
« Toutes les possibilités ayant été épuisées, et le Premier ministre désigné, Tammam Salam, ayant dit son dernier mot hier à Gebran Bassil, c'est désormais au CPL d'accepter l'offre qui lui est faite ou de la rejeter », affirme la source en question. Et d'ajouter : « En cas de rejet, c'est le CPL qui aura empêché la formation d'un gouvernement de coalition nationale, sachant qu'un tel gouvernement n'a été rendu possible qu'à la suite de concessions majeures faites par le courant du Futur et le tandem Amal-Hezbollah. Ces deux formations verront ainsi leurs concessions vidées de leur sens par l'insistance d'un homme, Michel Aoun, qui a lié la dignité des chrétiens du Liban à un portefeuille ministériel, alors qu'il pourrait la lier à leur vocation historique de facilitateurs, un rôle à portée régionale que seuls les chrétiens du Liban sont en mesure de jouer en ce moment dans le monde arabe. »
L'issue était au centre d'une importante réunion qui s'est tenue hier soir à Rabieh, et dont la station de télévision OTV a rendu compte dans son dernier bulletin en affirmant que les contacts avec M. Salam n'ont été « ni négatifs ni positifs ».
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Pour justifier son insistance, M. Aoun pourrait se prévaloir de la position de Bkerké qui, par la voix de Mgr Boulos Sayah, vicaire patriarcal général, a affirmé hier sur la chaîne al-Jadeed « qu'il est impossible d'ignorer le poids du bloc parlementaire de Michel Aoun et sa représentativité » et donc de former un gouvernement sans lui ou d'outrepasser son avis. Mgr Sayah, qui a annoncé la publication demain par Bkerké d'un important mémorandum sur la crise interne et les grandes échéances constitutionnelles qui attendent le pays, a été plus nuancé quant à l'insistance du général Aoun sur le portefeuille de l'Énergie. Il a affirmé que cette question faisait partie des « détails » que le siège patriarcal « se défend d'aborder ».
Notons qu'outre M. Bassil, le Premier ministre désigné a reçu hier Hussein Khalil, le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah, avant de se rendre à Aïn el-Tiné pour un tête-à-tête avec Nabih Berry. Aujourd'hui, M. Salam recevra les députés arméniens du Tachnag membres du bloc de Michel Aoun.
Les Afffaires étrangères
Qu'a offert M. Salam au CPL, dans le nouveau gouvernement ? Selon la source citée, le Premier ministre désigné a proposé au CPL le portefeuille des Affaires étrangères ainsi que le choix entre deux autres portefeuilles, les Travaux publics ou l'Éducation. Par contre, M. Salam a refusé de faire une exception au principe de la rotation des portefeuilles et de confier à nouveau à M. Bassil le ministère de l'Énergie.
Par ailleurs, selon la source citée, M. Salam a rappelé à son interlocuteur que les Affaires étrangères devront aller à un ministre grec-orthodoxe, sachant que les trois autres ministères régaliens iront, en vertu du principe de la parité et selon la tradition, le premier à un maronite (Défense nationale), le deuxième à un sunnite (Intérieur) et le troisième à un chiite (Finances).
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Concession supplémentaire, ajoute la source en question, aucun des quatre ministères régaliens n'ira au courant du Futur, qui a décidé de se considérer représenté par M. Salam, qui s'est réservé, lui, le ministère de l'Intérieur. Il faut dire qu'à Beyrouth, M. Salam a été élu sur la liste de Saad Hariri.
Le terrorisme
Pour être centrale, la question du gouvernement est loin d'être la seule. Dans le panorama politique local, une place de premier plan va au terrorisme takfiriste, qui a encore frappé au Hermel samedi. C'est une fois de plus pour « rendre la pareille » au Hezbollah que le Front al-Nosra prétend avoir agi. Une réaction ostentatoire des habitants de Ersal et une timide manifestation féminine sunnite à Beyrouth ont cherché à adresser au Hezbollah un message subliminal pour le dissuader de réagir, même par procuration, à cet attentat et d'alimenter à l'intérieur même du Liban le cycle infernal actions-représailles si familier aux Libanais qui ont goûté à la guerre civile.
Du reste, que la situation interne au Liban soit liée à la situation en Syrie, et qu'il faille s'en distancier le plus possible, dans l'intérêt de tous, n'est plus à prouver. C'est ce que nous rappelle quotidiennement, à sa façon, la situation humanitaire précaire de centaines de milliers de réfugiés syriens au Liban, que le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati discute en ce moment à Munich.
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Allez phare Aoun , le peuple du Liban eveille et fier vous attend et n'attend que vous , homme de la situation qui pourra seul apporter a nos esperances le nectar d'un fruit encore vert et tombe de l'arbre inopinement . Lorsqu'on vous verra au Poste qui vous va le mieux , nous pleureront de joie et rirons des cervelles gruyerisees qui elles riiaient hier .
16 h 11, le 03 février 2014